Retraité-e-s SUD-Rail: Le blog des retraité-e-s de SUD-Rail faire umar cartier na mban

Juin 30 2017

Un paysan a été tué par les gendarmes

Par admin le 30 juin 2017

24 juin 2017 / Marie Astier (Reporterre)

Jérôme Laronze a été abattu il y a un mois de trois balles tirées par un gendarme. Cet agriculteur de 36 ans était en fuite après un contrôle de l’administration dans sa ferme de Trivy, en Saône-et-Loire. Ses proches se battent pour que justice soit faite dans cette affaire où erreurs de la gendarmerie et de l’administration pourraient se cumuler.

Six coups de feu, dont trois qui l’ont atteint. Jérôme Laronze, agriculteur de 36 ans, est mort le samedi 20 mai 2017, sur un chemin de Sailly, en Saône-et-Loire, tué par les balles d’un gendarme. Il était au volant de sa voiture, aurait foncé sur les deux agents qui s’approchaient, et qui ont tiré. L’auteur des coups de feu mortels est mis en cause dans une information judiciaire pour «   violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner   » , suivie au tribunal de Chalon-sur-Saône.

Une issue dramatique, après une traque de neuf jours dans les collines bocagères de la campagne charolaise. Le paysan était recherché depuis le jeudi 11 mai, date à laquelle des agents de l’administration étaient venus contrôler sa ferme, accompagnés de plusieurs gendarmes. Jérôme Laronze les aurait alors menacé avec son tracteur, avant de s’enfuir.

La Direction départementale de la protection des populations ( DDPP ), qui menait les contrôles, et les gendarmes le considéraient donc comme dangereux. La famille et les proches de Jérôme Laronze, eux, le décrivent comme quelqu’un d’engagé, de brillant, qui défendait ses idées, mais par les mots. Jamais par la violence.

«   Un grand gaillard jovial, gentil, disponible   »

«   Aucune situation d’irrégularité administrative en agriculture ne peut justifier qu’un paysan soit abattu comme un criminel   », s’indignait l’appel pour la veillée qui a eu lieu le mardi 20 juin, un mois après la mort de Jérôme. Le mot d’ordre, ce soir-là : «   Mémoire et justice pour Jérôme   », inscrit en larges lettres sur une banderole autour de laquelle environ 300 personnes se sont rassemblées. Le lieu de rendez-vous était symbolique, fixé au square de la Paix, à Mâcon, non loin du palais de justice.

L’événement était organisé à l’appel de la famille, de la Confédération paysanne — le syndicat auquel Jérôme adhérait —, et des antennes locales d’associations comme la Ligue des droits de l’homme ( LDH ), Alternatiba, Attac, etc. Dans l’assemblée, beaucoup de paysans, d’adhérents de ces organisations, et aussi des proches, des voisins, des amis. Par exemple, Frédéric : «   On a été à l’école ensemble, a-t-il raconté. Après mon divorce, il m’a beaucoup aidé, moralement et financièrement. Il avait le cœur sur la main.   » Ou encore Antoine, qui venait tous les mardis en tant qu’ouvrier agricole travailler à la ferme. Les larmes aux yeux, le jeune homme s’est rappelé les journées passées en compagnie du paysan : «   Il m’a appris tellement de choses. La politique, le savoir-vivre. Il savait parler de tous les sujets. Le mardi, c’était la journée d’éveil…   » Chantal et Jean-Claude, eux, avaient rencontré Jérôme Laronze à la fête de la Confédération paysanne locale, en août 2015. «   Il avait cuisiné une blanquette délicieuse pour 200 personnes. C’était un grand gaillard jovial, gentil, disponible.   » «   Quels qu’aient pu être ses démêlés administratifs, le dénouement est inadmissible, a ajouté Guy, qui s’était joint à la discussion. Il a été abattu comme un chien.   »

Un demi-cercle s’est formé autour de la banderole et du micro. L’une des sœurs de Jérôme, Marie-Pierre Laronze, a commencé. «   Jérôme était une personne harcelée   » , a-t-elle expliqué, reprenant une longue lettre envoyée par son frère à la DDPP l’année passée, décrivant une série de contrôles menés «   dans des conditions traumatisantes et indignes   » , selon les mots de l’agriculteur.

Mardi 20 juin, lors de la veillée pour Jérôme Laronze, à Mâcon.

«   Cela fait un mois que quelque chose s’est passé, qui n’aurait jamais dû arriver   », a repris ensuite Laurent Pinatel, porte-parole national de la Confédération paysanne, dénonçant l’immense pression subie par les agriculteurs lors des contrôles. «   Il y a des gens qui sont venus avec un fusil-mitrailleur dans une ferme pour voir si des vaches avaient bien une boucle à l’oreille. (…) Une espèce de chape de plomb est en train de s’installer tranquillement sur cette affaire. Il faut se mobiliser pour que justice soit faite.   » Christian Celdran, président de la LDH de Chalon-sur-Saône, s’est interrogé : «   Une enquête menée par les gendarmes sur les gendarmes peut-elle vraiment faire toute la lumière   ?   »

«   La façon dont cela s’est terminé, ce n’est pas passé   »

Si les médias nationaux en ont peu parlé, dans le coin, l’affaire a beaucoup secoué. Dans le village de Trivy (Saône-et-Loire), où vivait Jérôme Laronze, la chaleur écrasante de cette journée de rassemblement a imposé un calme qui n’était qu’apparent. Un peu au-dessus du bourg, un plan d’eau bordé de fleurs précède la grande maison familiale aux volets bleus, désormais fermés. Personne ne circule dans les imposants bâtiments agricoles, mais la bordure de pierres calcaires du potager semble avoir été refaite récemment. Des outils sont posés là. Les vaches pâturent.

La ferme familiale de Jérôme Laronze.

Une voisine refuse de parler. Le maire, lui, hésite. «   On savait qu’il y avait un problème agricole dans cette ferme, mais la façon dont ça s’est terminé, ça, ce n’est pas passé   », lâche l’élu, Bernard Seigle-Vatte, depuis son bureau en face de l’école communale. À moins d’un kilomètre de la mairie, en bas de la côte, le tenancier du Restaurant du midi montre immédiatement une lettre manuscrite, écrite après la mort de Jérôme. Bernard Descaillot connaissait l’éleveur depuis tout petit. «   Pendant la traque, on ne parlait que de ça, il y avait des flics partout, on avait l’impression qu’ils cherchaient Mesrine   », raconte le restaurateur. Qui a gardé tous les exemplaires du Journal de Saône-et-Loire parlant de l’affaire. Son fils Sébastien : «   Regardez la photo du chemin où il a été abattu, il y avait largement la place à côté de la voiture, il n’y avait pas de risque pour les gendarmes.   »

Bernard Descaillot et son fils Sébastien.

En effet. L’enquête préliminaire a exclu la légitime défense pour les deux gendarmes présents ce jour-là. La famille, qui s’est rendue à la gendarmerie locale le soir même, s’interroge. Ce samedi après-midi fatidique, «   quand les gendarmes l’ont trouvé, il semble qu’il était assoupi dans sa voiture. A-t-il eu vraiment le temps de la démarrer   ?   » se demande Marie-Noëlle, une de ses sœurs. Par ailleurs, pendant les neuf jours où il était recherché, «   il est revenu plusieurs fois chez lui   », assure-t-elle. Pourquoi les gendarmes n’ont-ils pas réussi à l’intercepter à ces occasions   ? Pourquoi ne surveillaient-ils pas mieux la ferme   ?

Autre partie essentielle de l’enquête, celle concernant les contrôles réalisés par la DDPP . Ils avaient commencé en 2010, a expliqué sa famille dans un long message sur la page Facebook qu’elle a créée, «   Justice pour Jérôme   » . Il avait environ une centaine de bovins, pour une centaine d’hectares, en bio. Il lui était essentiellement reproché de ne pas être à jour dans le suivi de ses vaches, qui doivent toutes être identifiées dès leur naissance, ou de ne pas respecter les «   contraintes vétérinaires   », affirme encore ce texte. «   Puis plus rien jusqu’en 2014, où les contrôles ont repris   », poursuit-il. Pourquoi à ce moment-là   ? Ses sœurs rappellent que c’est le moment où Jérôme a adhéré à la Confédération paysanne, syndicat critiquant fortement le système agricole actuel. «   Son engagement et sa liberté de ton pouvaient déranger   », estime encore leur message sur Facebook.

Autres informations délivrées : depuis 2015, Jérôme n’avait plus le droit de vendre ses bêtes, et il avait reçu cette même année une condamnation pénale — dont on ne connaît pas la teneur — à la suite d’une action de la DDPP pour opposition à contrôle et maltraitance animale. Par ailleurs, il fustigeait «   ces réglementations à foison [qui] pénalisent les plus faibles sans véritablement empêcher les scandales sanitaires et apporter au consommateur final les garanties espérées   » .

Les trois sœurs et les nièces et neveux de Jérôme Laronze, mardi 20 juin, à Mâcon.

L’éleveur avait peu partagé ses problèmes. Et surtout pas avec ses collègues de la Confédération paysanne, qui en ont eu connaissance tardivement. Ce n’est qu’en juin 2016, à la suite d’un contrôle s’étant mal passé — quelques bovins effrayés par les contrôleurs se seraient précipités dans un ruisseau et en seraient morts —, qu’ils ont été mis au courant. Lors de la visite suivante de la DDPP , Jérôme n’était pas seul, car accompagné d’une de ses sœurs et de trois personnes de la Confédération paysanne. «   Ce jour-là, on a presque tout remis à plat   », se rappelle Agnès Vaillant, animatrice de la Confédération paysanne 71. «   Il n’y avait que deux gendarmes, il sont partis avant la fin du contrôle parce que ça se passait bien   », ajoute Marc Grozellier, l’un des syndicalistes présents.

«   Il avait besoin de soins, et l’administration le savait   »

Mais les tracasseries administratives n’étaient pas terminées pour autant. Les papiers permettant de reprendre les ventes de bovins ont mis des mois à arriver. Jérôme a continué de perdre pied, comme en témoigne une longue lettre envoyée début mai au Journal de Saône-et-Loire , qui en a publié des extraits. Il y écrit avoir alors pensé au suicide : «   Muni d’une corde et d’un tabouret, je me mis en route en direction de la résidence de l’agent de la DDPP .   » Et encore : «   Moi l’Al Capone de l’élevage qui nécessite d’être mis sous le joug de huit gens en armes, moi le faussaire qui doit prouver ses déclarations par des tests ADN .   »

Un désarroi identique à celui de nombreux agriculteurs, souligne d’ailleurs la Confédération paysanne dans un communiqué annonçant la mort tragique : «   Nous mettons ici en question, l’absence de prise en compte de la détresse des hommes, souvent seuls dans leur ferme, confrontés à l’humiliation d’un contrôle qui peut parfois faire agir les paysans au-delà de la raison.   »

Dans le cas de Jérôme Laronze, «   il avait besoin de soins, et je suis en colère parce que l’administration le savait   », dit Marc Grozellier. «   On avait aussi alerté le maire de Trivy, la gendarmerie de Cluny   », rappelle sa sœur Marie-Noëlle Laronze. Pourquoi la famille et la Confédération paysanne n’ont-elles pas été sollicitées pour le contrôle du 11 mai 2017   ? Seul Bernard Taton, agriculteur adhérent du syndicat, a eu un appel la veille. «   Mais je partais à un enterrement, je n’ai pas compris, d’après ce qu’on m’a dit, que c’était pour le lendemain   !   »

Mardi 20 juin, lors de la veillée pour Jérôme Laronze, à Mâcon.

Ce jour-là, les inspecteurs de la DDPP sont arrivés accompagnés de gendarmes. Combien   ? On ne le sait pas encore exactement, probablement une dizaine. «   Ils étaient d’une brigade spéciale, le peloton de surveillance et d’intervention   », croit savoir sa sœur Marie-Noëlle. «   Ils venaient faire l’inventaire des bovins afin de saisir le troupeau quelques jours plus tard   », révèle-t-elle. Quand la tension est-elle montée   ? Pourquoi a-t-il fui   ? L’enquête est en cours. Pour la famille, il n’y a pas de doute, il y a à la fois eu bavure de la gendarmerie, et erreur de la DDPP de Saône-et-Loire. Cette dernière n’a d’ailleurs pas pipé mot depuis la mort de Jérôme Laronze.

Afin de pouvoir suivre l’enquête de près, et demander si nécessaire des investigations complémentaires, la famille de Jérôme et la Confédération paysanne ont décidé de se porter partie civile. Mardi soir, à la fin de la veillée, les personnes présentes avaient dessiné en lettres de lumière le prénom de Jérôme. Et elles se promettaient de revenir, en ce square de la Paix, à Mâcon, tous les 20 de chaque mois.

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Avr 07 2017

Notre action au Burkina Faso

Par alain vialette le 7 avril 2017

Solidarité Burkina Faso

 

Depuis 2011, la Liaison des retraité(e)s SUD-Rail finance par les dons de ses adhérents un projet de construction de 3 classes en dur au Burkina Faso dans un village perdu (Koaré) à plus de 200 kms de la capitale Ouagadougou. Ce pays est un des plus pauvres de la planète et les problèmes de santé, d’accès à l’eau et d’éducation sont importants. Le fort taux de natalité, l’augmentation de la  scolarisation des filles font que les besoins en classes, en enseignants sont énormes et comme en France, les politiques ont toujours été plus préoccupés par leur enrichissement ou celui d’une minorité que par l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de la population.

Nous avons depuis l’initiation de cette action construit deux classes, la seconde venant d’être inaugurée en février 2017 en présence d’une délégation de retraités de notre fédération. Cette réussite, une goutte d’eau dans un océan de besoins, est une réalisation concrète de ce que tous ensemble nous sommes capables de réaliser en Solidarité avec un pays pauvre. Solidarité Internationale mais aussi dans notre pays pour des personnes dans le besoin, dans le malheur ou en attente d’un travail, d’un logement ou de papiers, telle est notre devise !

IMG_1022 Dans notre quête aux dons, le Syndicat régional de Paris St Lazare est un exemple :

D’autres syndicats versent sur des principes différents, certains ne le font pas et enfin quelques uns sont contre ce projet, c’est leur choix !

Le coût d’une classe est d’environ 9000€ auxquels il faut ajouter 1500€ d’équipement en tables/ bancs, bureau, armoires et fournitures scolaires.

Chaque euro versé est scrupuleusement reversé là-bas pour l’achat des matériaux, pour la main d’œuvre et le transport.

Chaque voyageur se rendant au Burkina pour une visite de l’école, une inauguration finance son voyage et tous les frais relatif à celui-ci.

Sans la participation active du Syndicat de Paris St Lazare, nous n’en serions pas encore à ce stade d’avancement. Ce financement ne concerne pas uniquement les retraité(e)s, les actifs peuvent aussi y participer à titre individuel

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La 3 ème classe, c’est pour bientôt ! Vous pouvez y participer en faisant un chèque, au dos Solidarité Burkina à l’ordre de l’UFR SUD-Rail, adressé à la Fédération SUD-Rail , Liaisons Retraités , 17 Boulevard de la Libération, 93200 ST DENIS.

 

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Avr 05 2017

DES TRAINS DE FRET…ICI ET MAINTENANT !

Par admin le 5 avril 2017

 

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Nous étions près de 400 militant-e-s de SUD-Rail réunis le mardi 4 avril dernier à Ambérieu, dans l’Ain. Le choix de ce site était judicieux, car c’est un carrefour ferroviaire de premier ordre, à la jonction des lignes venant du Nord (Paris, Dijon…), allant vers le sud (Lyon, la Méditerranée), ainsi que sur les Alpes, la Suisse et surtout l’Italie. C’est l’axe fret par excellence sur le trajet Lyon-Turin, et de ce fait, il a été très tôt équipé d’un grand triage et d’un dépôt. Mais voilà, c’était avant, avant le libéralisme, les cars Macron, la dérèglementation des transports ; et donc le dépôt est un champ de ruines, le triage fonctionne au ralenti, servant uniquement de relais pour un maigre trafic fret où les privés ont pris le dessus sur l’opérateur historique, et les trois lignes qui se rejoignent, quoi que remarquablement équipées (électrification, garages actifs, installations de contre-sens, bloc automatique) sont hélas très loin d’être saturées. A preuve, lors des différentes interventions, et alors que nous étions à quelque mètres des voies principales, la voix des orateurs n’a été perturbée par aucun passage de trains de fret. On ne peut pas en dire autant du trafic incessant des camions sur les autoroutes environnantes. Seul le trafic TER apporte encore un peu d’animation en gare.

C’est pourquoi il y a urgence à agir pour remettre les trains de marchandises sur les rails sous-utilisés, et ce pour des impératifs économiques, sociaux, écologiques, sans oublier la sécurité que seul le rail peut offrir pleinement. Et ce sans attendre, ni même souhaiter, la réalisation de projets pharaoniques tels le tunnel de base Lyon-Turin, qui ne bénéficierait qu’aux actionnaires privés, pour un coût financier et écologique démesuré et qui ne serait supporté que par les citoyens. Le trafic existe, les installations aussi, alors, où est le problème, sinon le diktat des choix économiques et politiques uniquement guidés par le lobby routier. Des trains sur des rails, ici et maintenant, c’est possible, et c’est nécessaire! C’est ce que nous sommes venus crier avec force et conviction. Merci aux orateurs, tant syndicaux que politiques, merci aux organisateurs de cette journée qui redonne le moral, et un coup de chapeau à Daniel Ibanez, président de l’association contre le tunnel de base du Lyon-Turin, pour son érudition ferroviaire et ses propos lucides et pertinents.

 

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Mar 20 2017

SOLIDARITE AVEC LE BURKINA

Par alain vialette le 20 mars 2017

 

Inauguration de la deuxième Classe de Koaré

 

Le 04 février 2017 une délégation du syndicat SUD-Rail et de retraités dona-teurs pour la réalisation et construction de 3 classes d’enseignement primaire dans le secteur de Fada-N’gourma a été tout d’abord reçue par le chef du village puis par les autorités régionales du Burki-na Faso. Après les hommages et les sa-lutations de Monsieur le Maire de Fada-

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N’Gourma, Monsieur Jean Claude Loari, et celles de Monsieur le Député Idani-Omar, ceux-ci ont respectivement remercié l’ensemble de notre délégation et par de-là même l’action du Syndicat SUD-Rail et ses donateurs pour la réalisation et la construction de 3 classes à Kouaré ou Koaré (les deux se disent).

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La classe avant notre financement

 

Nous avons donc  inauguré la deuxième phase du projet de construction de cette école primaire avec la présence de Monsieur le Directeur de cette même école Théophile Coulidiati. Lors des différents discours Monsieur le Maire de Fada-N’Gourma a insisté sur le fait de la nécessité de construction d’un collège de proximité, argumentant notamment certaines difficultés pour

les filles de poursuivre leur enseignement après le primaire.

Monsieur le Maire dans son discours et face à la population du village annonce officiellement pour fin 2017 la construction d’un Lycée à Koaré ! Le financement sera donc réalisé par la région de Fada N’Gourma. Par la suite le représentant de la délégation SUD-Rail dans son discours a souligné également l’importance des relais locaux au Burkina Faso, qui constituent dans le projet global l’interface nécessaire à notre action de solidarité au Burkina Faso dans son ensemble. Notre représentant pour cela a remercié les personnes locales,  Philippe Ilboudo et son épouse Elise, tous les deux à l’origine du projet de construction de cette école primaire à Koaré et sans qui la réalisation aurait été difficile.

 

Cette construction de trois classes à Kouaré est aussi complétée par l’équipement de matériel de classe (bureaux, armoires, tableaux, tables banc pour les élèves) et une réserve de financement est déjà en place pour le dernier tiers du projet (la 3 ème classe) qui reste à réaliser. Nous ne devons pas passer sous silence l’importance du Chef coutumier du village de Kouaré. Ce personnage est en effet la plus haute autorité du village et de ses alentours. Cette « chefferie » traditionnelle est très respectée par la population et les politiques. En effet, cette personnalité joue un immense rôle dans les médiations à tous les niveaux de la région et de la vie dans son ensemble pour toutes les ethnies du Burkina-Faso. Ce Chef dans cette région devant lequel tout le monde se prosterne nous remerciera par des offrandes (6 volailles) ce qui constitue un énorme sacrifice pour le village!

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  Pour que cela change et grâce à l’enseignement, donne-moi envie de me battre !

 

Le 06 février 2017, notre délégation retournera dans le village de Kouaré, pour cette fois ci offrir à la population et à son école primaire,des médicaments, stylos, cahiers, dictionnaires ballon de foot, vêtements.

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Lors de cette visite nous apprendrons que l’école que nous finançons comporte 190 élèves en primaire et 9 enseignants et que les rythmes de travail sont: les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 7h30 à midi et de 14 h à 16h. Pour le mercredi de 7h30 à midi.

Après une visite complète du dispensaire et de la maternité de ce village de Kouaré et après avoir écouté les besoins de cet établissement par sa responsable, nous avons offert un sac de médicaments de premiers soins, et des vêtements de bébé.

La maternité et la structure hospitalière restent tout de même très vétustes dans leurs équipements ! Nous avons également été invités à nous rendre dans un autre secteur « Koapandi » qui dépend de Koaré. Son école primaire est aussi dans une extrême précarité et en dessous de tout ce que nous pouvions imaginer pour les 150 élèves de cette école sous paillotte en période de forte chaleur et sous la pluie en période d’hivernage. Malheureusement nous n’avons pas les moyens matériels de venir en aide à toutes les écoles dans cette situation, cependant notre action est déjà salutaire.

 

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Inutile donc de mentionner l’intérêt de notre projet et sa réalisation, les besoins sont immenses, et notre solidarité envers la population dans cette partie du globe démontre que nos valeurs ne s’arrêtent pas à nos frontièr es, mais qu’elles sont bien internationales.

 

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La deuxième classe après notre financement

Il est aussi important de souligner que notre délégation SUD-Rail (Gilles Le Loupp et sa femme Marie-Renée, Bernard Weckel,  Xavier Carreaud,  Georges Larrieu, Rémy Florenty et Françoise Faillières) ont tous financé leur voyage et leur séjour sur leurs propres deniers.

 Xavier Carreaud

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Mar 19 2017

JUSTICE pour EDOUARD !

Par alain vialette le 19 mars 2017

Environ 2000 personnes se sont réunies devant la gare St Lazare mercredi 15 mars dernier pour rendre un dernier hommage à Edouard, 42 ans, militant SUD-Rail, qui s’est jeté sous un train le vendredi d’avant. Poussé, devrait-on dire, au désespoir par sa hiérarchie SNCF revancharde et criminelle. C’est pour cela que nous étions déjà nombreux sur le même site en octobre 2016 pour lui apporter notre soutien entier et massif lors d’un conseil de discipline scandaleux et biaisé, avec un dossier à charge monté de toutes pièces. C’est lui qui était accusé, harcelé par sa direction parce que soi-disant « il parlait fort, il faisait peur ». Hélas c’est lui qui n’aura pas supporté ce harcèlement incessant, qui devait trouver sa finalité par un déplacement disciplinaire loin de son domicile, de ses collègues de travail, malgré l’avis défavorable du corps médical et notre soutien sans faille, avec l’issue fatale dont la SNCF porte l’entière responsabilité

Parmi la foule, nous étions de nombreux retraités SUD-Rail, de Paris comme de province, venus hurler notre colère, notre dégout, crier « plus jamais ça ! » afin que la peur change de camp. Après une minute de bruit (demande d’Edouard) et de nombreuses prises de parole, cette cérémonie empreinte de douleur et de dignité s’achevait par un jeter de roses sur la voie où la méchanceté d’une direction autiste l’a poussé à mettre fin à ses jours, pendant que les sifflets des rames banlieue exprimaient la solidarité de tous les cheminots présents.

Photos  rassemblement Edouard

https://drive.google.com/file/d/0B8m2p0Ixu8XJb0dwbndBbmRPZzg/view

 

Le billet d’Audrey Vernon  du 17 mars 2017 sur France Inter « Edouard ou la mort d’un cheminot… »

https://drive.google.com/file/d/0B8m2p0Ixu8XJb0dwbndBbmRPZzg/view

 

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Fév 24 2017

Halte aux violences policières !

Par admin le 24 février 2017

A Paris, des milliers de personnes demandent la fin des violences policières

20 février 2017 / par Emilie Massemin (Reporterre)

Samedi 18 février, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Paris pour témoigner de leur soutien à Théo et dénoncer les violences policières. Le constat est unanime : la police tue, en toute impunité.

 

Paris, reportage

Ils étaient 2.300 selon la police, 4.000 à 5.000 selon les organisateurs, a avoir bravé le barrage de CRS pour participer au rassemblement contre les violences policières, samedi à 15 heures place de la République, à Paris. Cette mobilisation de soutien à Théo, violé par la matraque télescopique maniée par un policier lors d’une interpellation le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été organisé par des associations antiracistes (SOS Racisme, Cran, Ligue des droits de l’Homme, Mrap…), des syndicats (CFDT, CGT, FSU), des organisations lycéennes et étudiantes (Fidl, Unef, UNL, Fage…), auxquelles s’est associé le Syndicat de la magistrature.

Omar Slaouti, du collectif du 19 mars, brandit une bannière « Urgence, notre police assassine » avec ses amis. Il n’est pas venu par adhésion pour les associations organisatrices, mais pour défendre les victimes et leurs familles et « faire s’exprimer la voix des invisibles ». Son organisation œuvre pour que justice soit faite à Ali Ziri, un retraité de 69 ans mort le 9 juin 2009 à l’hôpital d’Argenteuil (Val-d’Oise), après être tombé dans le coma pendant sa garde à vue. « La procédure contre le policier a débouché sur un non-lieu alors qu’on a retrouvé vingt-sept hématomes sur le corps de la victime et que le rapport médico-légal explique le décès par une technique d’immobilisation typique employée par la police, dénonce le militant. On estime qu’il ne s’agit pas de bavures mais de violences quasi structurelles commises en toute impunité. »

fotos Omar Slaouti : « Il ne s’agit pas de bavures, mais de violences quasi-structurelles commises en toute impunité 

Au nord-ouest de la place, les prises de parole officielles s’enchaînent sur une petite estrade. Louis-George Tin, du Conseil représentatif des associations noires (Cran), énumère la longue liste « des jeunes gens maltraités, tabassés, trucidés » par les forces de l’ordre. « Chaque mois, un jeune, souvent noir ou arabe, décède de manière suspecte dans un contexte policier. Le plus souvent, les policiers coupables s’en sortent sans encombre, souligne-t-il. Amnesty international a appelé ça la culture de l’impunité. Il est temps que cela cesse ! »

Mais le pouvoir reste inflexible : comme le rapporte un représentant du syndicat des avocats de France, « cette semaine a été votée à l’Assemblée nationale une nouvelle loi sur la sécurité publique , obtenue par quelques policiers séditieux à la tête de manifestations non autorisées. Elle permet à certains policiers de rester anonymes dans les procès-verbaux et autorise les policiers à tirer sans qu’il y ait de péril imminent. » Et de souligner, sous les applaudissements, l’injustice flagrante entre le traitement accordé aux forces de l’ordre et celui infligé aux habitants des quartiers populaires et aux manifestants : « Nous-mêmes ici nous n’obtenons rien, même pas de récépissé alors qu’il s’agissait d’ une promesse électorale . Nous voulons une égalité devant la justice ! »

Cette injustice, Emmanuel Gordien, du Comité marche du 23 juin 1998 (CM98), l’a vécue personnellement. « Il y a 38 ans, en février 1979, mon frère Jacques, 20 ans, rentrait tranquillement le soir après ses cours quand quatre policiers l’ont interpellé à la station Stalingrad. Dans un sous-sol du métro, ils lui ont dit de se déshabiller. Quand il a été tout nu, il a reçu des gifles, on l’a frappé avec une serviette mouillée, à plusieurs reprises. Mon frère, qui était étudiant ingénieur, a abandonné ses études. Il a dit qu’il ne se sentait pas chez lui en métropole, et il est parti en Guadeloupe dès le mois de juin. »

Document4 Emmanuel Gordien : « Quand mon frère a été nu, il a reçu des gifles, on l’a frappé avec une serviette mouillée »

Un témoignage glaçant, accueilli par un tumulte de cris de colère. « Alors on fait quoi ? On fait des bisous ? », s’énerve un grand type noir, encouragé par les huées. Au milieu de la foule, un groupe de jeunes encapuchés, aux visages couverts d’écharpes et de foulards, lance un choeur de « Tout le monde déteste la police ! Tout le monde déteste la police ! » et chahute Abdoulaye Diarra, vice-président de l’Unef, pendant son allocution.

« Des policiers tuent, mentent et criminalisent la victime à titre posthume »

Il faut attendre l’intervention d’Amal Bentounsi pour qu’un calme relatif revienne. La fondatrice du collectif Urgence notre police assassine revient sur la mort de son frère Amine, 28 ans, tué d’une balle dans le dos par un policier à Noisy-le-Sec en avril 2012. « Le processus est exactement le même à chaque fois : des policiers tuent, mentent et criminalisent la victime à titre posthume ! Damien Saboundjian a d’abord menti en essayant de nous faire croire qu’Amine était un braqueur et le menaçait d’une arme, avant qu’on découvre qu’il lui avait tiré dans le dos. Malgré ça, Jean-Marc Hellere, le même magistrat qui avait prononcé un non-lieu dans l’affaire d’Ali Ziri, a influencé les jurés pour acquitter le policier au nom de la légitime défense », se révolte-t-elle. Le feuilleton judiciaire n’est toutefois pas terminé : « Un procureur a décidé de faire appel de cette décision, en disant que si ce policier n’était pas condamné, autant lui accorder un permis de tuer. » Le procès en appel aura lieu du 6 au 10 mars.

4 Amal Bentounsi : « Le processus est toujours : des policiers tuent, puis criminalisent la victime »

Franco Lollia, de la brigade anti-négrophobie, proteste quant à lui contre « l’appellation de casseurs en parlant de manifestations contre l’injustice. Alors que quand des agriculteurs lancent des pneus enflammés sur les CRS, on les appelle des manifestants ! Nous exigeons que nos révoltes soient reconnues comme légitimes ».

Malgré ces témoignages poignants, Radija refuse de se laisser abattre. « Je suis maman d’un enfant de 16 ans. Dans notre banlieue des Ulis, en Essonne, l’affaire Théo a entraîne des incidents. Il y a un sentiment d’injustice très fort. C’est pour ça que nous avons décidé, en tant que papas et mamans, de descendre dans les rues pour appeler au calme », explique cette agent de sécurité incendie en montrant sa pancarte « les mamans de banlieue pour la justice et la paix ». Longtemps militante à SOS Racisme, elle a quitté l’association, puis s’en est récemment rapprochée. « Le rôle des organisations est important, pour créer un observatoire de ce qui se passe et faire des propositions pour avancer. »

6 Radija : « Nous avons décidé, en tant que mamans et papas, de descendre dans les rues pour appeler au calme »

« La question des violences policières va être centrale à l’élection présidentielle »

Sabrina ne partage pas cet enthousiasme pour l’action des grandes organisations anti-racistes. « Ce rassemblement est une mascarade, gronde-t-elle en regardant les derniers drapeaux s’éloigner au fur et à mesure que se vide la place. Aucune famille de victime n’était invitée, ni la famille de Théo, ni celle d’Adama Traoré, ni celle d’Amine Dieng, alors qu’elles ont des choses à dire et sont légitimes à le faire. Amal Bentounsi s’est imposée de force sur l’estrade. » Elle appelle néanmoins à un rassemblement massif pour la marche du 19 mars prochain pour la justice et la dignité . « Avec ce qui s’est passé pour Adama Traoré et Théo, cette question des violences policières va être centrale dans l’élection présidentielle, prédit-elle. Les politiques vont devoir se positionner. Le seul à l’avoir fait pour l’instant est Benoît Hamon – un peu. François Hollande, qui est allé au chevet de Théo, peut refuser de signer le décret d’application de la nouvelle loi sur la sécurité publique, pour qu’elle ne soit jamais appliquée. »

5 Sabrina : « Les politiques vont devoir se positionner sur les violences policières »

Mourad, réalisateur de documentaires, acquiesce gravement. « Un de mes oncles a été jeté dans la Seine par des policiers en 1961, témoigne-t-il. Le gouvernement explique tout par l’état d’urgence, mais ça ne justifie rien. On ne peut pas accepter que des personnes soient tuées ou mutilées par des agents dépositaires de l’autorité publique. »

Soulé et son fils Abdoul, 14 ans, [photo de tête de l’article] regardent s’envoler les fumigènes et les bâtons contre les lignes de CRS. « On est venus protester parce qu’on ne trouve pas normal que la police se croit tout permis », lâche Abdoul. Lui-même, qui habite aux Ulis, observe « parfois des tensions entre les jeunes et la police, mais rien de très grave ». Soulé est néanmoins préoccupé. « Quand on voit comment la police traite les jeunes des quartiers issus de l’immigration… Du coup, on en parle en famille, pour prémunir nos enfants. Ce n’est pas normal de devoir parler de ça, mais malheureusement ça fait partie de l’éducation. » Pour lui, rien ne sera réglé tant que les mentalités n’auront pas évolué, notamment en matière de racisme. « Quand on voit un syndicaliste dire que l’insulte Bamboula est convenable , pas si grave que ça, on est exaspéré, soupire-t-il. C’est normal qu’on ait peur »

 

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Jan 12 2017

Transports : La route progresse au détriment du rail

Par admin le 12 janvier 2017

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Une étude sur vingt-cinq ans des modes d’acheminement des marchandises souligne la difficulté à faire croître le ferroviaire et le fluvial

Malgré les engagements fermes des différents gouvernements depuis le Grenelle de l’environnement (2007) en faveur du développement des modes de transport « doux », fluvial et ferroviaire, le routier progresse. Pour les marchandises et les voyageurs, près de 90  % du transport se fait par la route, explique le Commissariat général au développement durable (CGDD), qui dépend du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, dans une étude, « Les infrastructures linéaires de transport : évolution depuis 25 ans », publiée le 3  janvier.

Si les chiffres relatifs aux transports en France sont publiés chaque année dans le cadre des comptes des transports de la nation présentés à l’Assemblée nationale, cette étude réalisée par le service de l’observation et des statistiques permet de montrer l’évolution sur un quart de siècle. Et celle-ci ne va pas dans le sens du report modal destiné à permettre le passage sur rail et sur fleuve du fret.
Fin de la sidérurgie
Depuis vingt-cinq ans, le transport de marchandises s’est développé essentiellement sur les infrastructures routières, en dépit de la loi d’août  2009 de mise en œuvre des engagements du Grenelle de l’environnement, qui avait fixé l’objectif, d’ici à 2020, d’augmenter à 23  % la part du transport non routier et non aérien de marchandises. En  2007, les transports alternatifs à la route représentaient 12,8  % du transport terrestre intérieur de marchandises. Huit ans plus tard, ce pourcentage n’atteint que 12,9  % (2,3  % pour le fluvial et 10,6  % pour le ferroviaire). Ces modes représentaient 23,2  % du fret en  1990.

La fin de la sidérurgie et du charbon et la crise économique de 2008 peuvent expliquer la baisse du recours au fluvial et au ferroviaire, très utilisés pour transporter les minerais et les matériaux lourds.” Le ferroviaire n’a pas gagné de parts par rapport à la route, résume Véronique -Paquel, économiste à la sous-direction des statistiques des -transports. Au total, en vingt-cinq ans, le transport routier de marchandises, mesuré en tonne-kilomètre, s’est accru de 44  %, le fluvial de 4  %, quand le ferroviaire baissait de 34  %. “

Ce recul s’explique notamment par les prix bas des carburants ces dernières années ainsi que par l’abandon de l’écotaxe, le dispositif destiné à taxer les camions sur les routes. « Quand on transporte des marchandises par le rail, on doit payer l’électricité, le service du transport, l’amortissement de

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Août 02 2016

Par alain vialette le 2 août 2016

NDDL

              BILAN MORAL

NOTRE DAME DES LANDES 2016

–          Météo excellente les 09 et 10 juillet

–          Importante présence militante sur notre stand (environ 25 bénévoles)

–          Nous avons servis environ 1900 repas et vendu 200l de St Emilion Bio

–          Nous avons croisé et débattu avec de nombreux militants d’associations, de syndicats et mouvements politiques

–          Il faut souligner cette année encore la participation financière solidaire du syndicat Sud-Rail de Paris St Lazare d’un montant de 1538 € correspondant à l dajosanl. replika dyre urea location d’un fourgon de 20m3, ainsi que du règlement du gazole et des péages d’autoroutes.

–          Une fois de plus notre présence a été remarquée et appréciée par la coordination des opposants au projet de Notre Dame des Landes

 

BILAN FINANCIER

 

RECETTES……………………………11 238,00 €

 

Dont 3000 € de contribution solidaires des syndicats de la fédération Sud-Rail

Dont 600 € de restauration des bénévoles intervenants sur le stand

 

DEPENSES……………………………7019,00 €

 

Nous avons réglé pour le compte de l’ACIPA 30 factures, dont le détail est à la disposition de tous au syndicat de Paris St Lazare

 

BENEFICES…………………………..4219,00 €

 

Dès le 11 juillet et au matin nous avons remis 4000 € en espèces à l’ACIPA et nous leur avons fait parvenir par voie postale le 25 juillet, un chèque d’un montant de 219,00 €.

 

 

Paris le 25 juillet 2016

 

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Mar 29 2016

Lien 60 Spécial 20 ans !

Par alain vialette le 29 mars 2016

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Mar 29 2016

31 mars : grève nationale interprofessionnelle et manifestations !

Par alain vialette le 29 mars 2016

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Arhivele lunare: Decembrie 2015

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Jurnalul unei lectii fara proiect -2015- (ianuarie-mai)

1.ianuarie.2015

Bineinteles ca sarbatorile au trecut cel mai greu departe de Romania…… Dar ca intotdeauna, mai aveam o lectie de invatat. Stand eu in casa si plangandu-mi singura de mila, ca n-am parte de Slujba de Craciun, Sf Stefan, Sf Vasile, colindatori, de sarmale, salata boeuf, zapada, derdelus, obraji imbujorati si alte cele, primesc un telefon de la un om care stand tintuit la pat din cauza bolii, imi soune cu o voce plina de speranta povestea vietii lui, crezand ca vorbeste cu viitorul sau ingrijitor. Eu nefiind altceva decat un intermediar pentru prietenul nostru de familie care nevorbind engleza are nevoie de sprijin in cautarea unui loc de munca. L-am lasat pe pacientul englez sa vorbeasca. Fiecare cuvant m-a facut sa ma simt din ce in ce mai RECUNOSCATOARE pentru tot ceea ce am primit deja. La sfarsit cand i-am explicat cum sta treaba cu engleza si cu faptul ca nu eu sunt direct interesata de jobul respectiv, l-am auzit oftand. Thank you for your great gift! I-am zis muscandu-mi din nou buza de jos pe interior asa intr-un gest disperat sa nu ma buseasca plansul cum imi e bunul obicei in astfel de situatii. What gift? ma intreaba curios. The gift of forgotten GRATITUDE. Schimba tonul intr-unul smecheresc. Yeah! I’m not the best person to give such gift! As a matter of fact I really suck…. But still need a carer though. Am ras amandoi. Eu in picioare dansand de bucurie la un capat al firului el in pat nemiscandu-se….. I-am promis ca il ajut sa gaseasca pe cineva. Great! You are great! So pitty you are a teacher and not a carer….

 

5.ianuarie.2015

Gata si cu fabrica. Nu chiar de tot…. stau in vacanta vreo doua saptamani. Ma inregistrez si cu alte agentii de plasare a profesorilor suplinitori prin scoli si astept. Intre timp am multe povesti de scris. Mai ales acum dupa ce am sarbatorit Craciunul pe ritmurile masinilor din fabrica si am impartasit emotii cu oameni din toate colturile planetei. Inca nu mi s-au sters din memorie nici chipul filipinezei care munceste ca sa trimita la scoala copiii din Philipine, nici chipurile celor doua tinere surori care la 21 de ani trimit acasa bani pentru mama lor bolnava de cancer, nici chipul pakistanezei fosta directoare de scoala care lucreaza tura de noapte cleaning, apoi suplineste pe la scoli ca sa aiba un venit de 40000 de lire sa isi poata aduce familia….. Chiar in fosta ei scoala s-a intamplat tragedia cu cei 300 de copii ucisi de talibani…. Si pe cei doi fosti soldati care au luptat in Irak in armata engleza… parca ii vad pe fiecare in parte razand, imbratisandu-se (CHRISTMAS HUGS), lucrand ca intr-un urias atelier al Mosului. Mi-am luat ramas bun. Desi stiu ca sansele sa nu ma mai intorc in fabrica niciodata sunt foarte mici. Strategia pentru urmatoarele doua saptamani este sa imi caut de lucru in scoli si sa aplic pentru un loc in cercetare – salariul este acelasi ca la fabrica, chiar mai mic….. Diferenta fata de Romania este ca aici sistemul de protectie sociala functioneaza. In special pentru cei care muncesc. Esti ajutat din toate partile de sistem. Interesant ….. capitalismul englez nu prea e capitalism….

 

6.ianuarie.2015

Dimineata devreme cum ii sta bine unui om in cautarea unui loc de munca, am trimis o scrisoare de intentie pentru a lucra intr-un birou care face vanzari online -ebay, amazon….. Nu am trimis CV . Joburile astea caldute si bine platite sunt cautate de toata populatia engleza …. Am trimis ceva eseistic si usor de citit. Ceva de genul – sunt absolventa de Tranzactii internationale, am avut propriul meu magazin online, am facut campanii umanitare online, sunt citita pe facebook si sunt obisnuita sa folosesc orice platforma de comunicare in mediul virtual, am facut vanzari din scoala in scoala si prezentari de poduse software create de mine. Acum lucrez intr-o fabrica si avand in vedere ca am multe abilitati pe care mi le-as putea folosi, inclusiv acelea ca ma descurc in orice situatie, invat cu usurinta din tutoriale online sa folosesc orice software e necesar si muncesc si 24 de ore pe un salariu de entry level, va rog sa imi acordati sansa unui interviu. Nelipsitul Thank you si nr meu de telefon.

Nu a durat decat o ora si m-a sunat. Concluziile sale pe scurt – Joi ma prezint la munca in Manchester. Imi ofera 7 lire pe ora in primele doua saptamani program full time, apoi trei luni de contract. Apoi un an de contract.

Concluziile pe lung –
Din ceea ce spuneti aveti mai multe abilitati decat cel necesare postului
Din ceea ce spuneti your heart is in its place
Sunteti sincera.
Apreciez onestitatea dvs.
Daca munciti intr-o fabrica si aveti calificarile astea … nu pot sa zic decat ca va place munca ceea ce e bine pentru mine.
Din ceea ce mi-ati scris vad ca aveti o Engleza foarte buna ( ati mancat o singura litera)
Vorbiti foarte fluent engleza – de unde sunteti?

Romania.
Si acum ma asteptam la pauza aceea si la „Va sunam noi!” In schimb raspunsul a fost
Ce bine! Inseamna ca aveti drept de munca.

 

Vesti proaste din Romania si un sfat pentru un prieten din copilarie

Divortul e un fel de casatorie cu tine insuti. Ai pierdut contactul si armonia cu tine insuti si te vezi nevoit sa o regasesti ramanand singur. Sa gasesti acea jumatate din tine care te scotea din impas de fiecare data cand nu mai aveai incredere in fortele tale. Oamenii au nevoie de divort cum au nevoie de casatorie. Nu pentru a fi impreuna. Cu altul sau cu sine…. Ci pentru ca au nevoie de o motivatie suplimentara pentru a incerca sa se regaseasca in armonia initiala. Dupa etapa asta putem vorbi de dragoste. Hei, cititorule, stii tu care, fruntea sus. Nici divortul nici casatoria nu te tine impreuna cu persoana iubita. Numai dragostea din sufletul tau. Nimeni nu iti poate lua dragostea. Numai frica. Si aia pentru putin timp. Caci tu, asa cum te stiu, esti un om curajos. Scapi repede de frica si infrunti viata cu un zambet. Traiasca dragostea.

 

8.ianuarie.2015

Experienţele „Pelerinului Constănţean” de-a lungul celor 12.000 km parcurşi pe jos |…

cugetliber.ro

As fi vrut sa imi incep ziua cu un mesaj de adio adresat angajatorulu de la ora 8. Daca pana mai ieri nu aveam decat un job si acela foarte … sa-i zicem interesant ….. azi dimineata, inainte sa dau mesajul respectiv, inca mai aveam de ales intre doua. Cel de la scoala si cel de la biroul de vanzari pe internet. Am ales, ca intotdeauna, scoala.

Si tot nu am renuntat din prima…. Cu o ora mai devreme alergam dupa trenul spre Manchester impreuna cu Stefan. La ora 9 aveam intalnire la noul lui loc de munca pe care l-am obtinut trimitand o biografie poetica despre calatoriile lui de 12000 de kilometri pe jos in jurul a trei continente, in tacere, si o scrisoare de intentie scurta care suna asa: „This is the perfect job for me. Stefan”. Jobul lui Stefan e acela de a imparti diverse materiale publicitare prin cutiile postale ale oamenilor, mergand pe jos timp de 10 ore neintrerupt. Pentru asta primeste 70 de lire pe zi. Stefan nu vorbeste engleza dar invata. A venit in Anglia plin de speranta cu gandul ca va munci in constructii si dupa doua saptamani, cu 400 de lire in buzunar munciti in constructii 24 din 24, a ramas sa doarma la noi cateva zile pana isi gaseste altceva. Zilele s-au facut saptamani si in curand luni. A mai gasit ceva la o spalatorie auto dar patronul voia „Speed, Speed” Dupa trei zile l-a dat afara pe alergatorul de rezistenta care face totul pe indelete, asezat, sa straluceasca. Dimineata era emotionat. A uitat acasa pixul, banii, adresa…. Incerca insa sa imi mai reduca din valul de nervi care se revarsa pe muteste, recitandu-mi o poezie pe care a comups-o in engleza…. folosind la intamplare cuvinte din dictionar. Pentru ca mi se taia deja respiratia si de la mersul pe jos, in alergare aproape ( pe tocuri, normal) dar si de la tensiunea in crestere, i-am zis doar atat: Acum gata, sa ne concentram la lucruri mai importante! Si… poc, mi-am scrantit o glezna. Mergeam la vale. La 53 de ani Stefan se considera tanar. Uneori mi se pare ca e mai tanar decat mine. De cele mai multe ori pare insa depasit de situatie. Dar rezista. Inceara sa imi explice ideea din spatele faptelor dar ii raspund cinic: Stefane, lasa-i pe aia mesteri in cuvinte sa zica una alta tu esti deja o lectie de viata prin faptele tale.

La ora 10 as fi avut intalnire la biroul de vanzari. Locul de munca al lui Stefan, la care nu as fi putut sa il las singur la inceput …. era in directia opusa. Am incercat sa conving la coborarea din tren un sofer de taxi ca drumul pana in Fallowfield, din Picadilly ar putea sa coste si 5 lire – toti banii pe care ii mai aveam la mine- insa nu am reusit. Am luat-o pe jos usurel catre o statie de autobuz. In autobuz, printre bucatile de fraze in portugheza, urdu, spaniola si engleza, am scris mesajul de adio catre seful necunoscut care mi-a ridicat moralul si mi-a imbunatatit imaginea de sine la 8 dimineata. Nimic nu e intamplator.

Am ajuns la 9 si 20 la punctul de intalnire pentru Stefan. Sainsburys in Fallowfield. Nu era nimeni. Mi-am luat o cafea, evident. El a baut apa. Avea in sacosa. Si am deschis tableta. Poate se intampla vreo minune si nu pierde jobul visurilor lui din cauza unei intarzieri stupide de 20 de minute. Minune – un email de la viitorul sau sef – intalnrea se amana pentru 11. Nu ii zic nimic. Il mai fierb putin si ii dau cateva lectii despre jungla engleza. Ma asculta cuminte si intelege cam 50 % din ce ii spun. Fac un schimb de mesaje rapid cu seful lui si ii explic ca noi suntem deja la locul de intalnire. Apoi ii dau numarul de telefon la care il poate contacta pe Stefan si ii zic sa nu il sune ci sa transmita doar mesaje.
O englezoaica intre doua varste imbracata in stil peruan ne intreaba – are you here for Link?
Ochii ii stralucesc sub pungile pleoapelor. O noapte de nesomn sau de alcool sau de altele… ce o fi. Ii explic de ce sunt si eu cu Stefan si incerc sa i-l dau in grija. Pare un om bun. Uit insa sa o intreb cum o cheama. Iar Stefan incepe sa vorbeasca. Il las e un exercitiu bun pentru el. Iar ea il asculta. Scot apoi biografia lui Stefan din geanta lui si i-o dau. Tipa ramane de-a dreptul fermecata. E pe gustul ei. Ea tocmai ce a venit din…. GUATEMALA…..

Imi iau ramas bun dupa ce ma asigur ca ajunge Stefan in mainile sefului (un tanar de vreo 25 de ani). Imi zic un pic invidioasa ca ei fac parte din alt film si intru intr-un magazin ca mai am trei lire – iau doua culegeri pentru Bogdan. Una de Engleza si una de matematica. Avem de recuperat. …. Inca nu stie sa faca operatii cu numere intregi.

E o zi superba. Soare …. apoi grindina. Ce pacat ca se intuneca deja la ora 4.

 

Recomandari

Am scris putin mai devreme cererea aceea pentru recomandari si am fost inteleasa cumva gresit. Nu duc lipsa de recomandari oficiale. Recomandarile oficiale suna foarte bine dar si foarte scortos… birocratic. Aproape ca nu le mai citeste nimeni. Si cei care intra la concurenta cu o invatatoare emigranta romanca au recomandari super, care mai de care mai impozante cu antete, stampile, blazoane de pe la case regale samd. Eu vreau scrisorile mele de la fostii mei elevi care, daca au de ce, sa recunoasca cu sinceritate daca le-am fost sau nu un profesor bun. Am nevoie de scrisul ala sovaitor, stramb, cu greseli, tremurat, din suflet curat. De biletelele acelea cu „Doamna, te iubesc” de la sfarsitul cate unei ore ciufulite de matematica in care ne murdaream impreuna de creta din cap pana in picioare sau de felicitarea aceea stangace de la sfarsitul orei de abilitati, cand cu lipiciul si boldurile fiecare in cate un colt al gurii asezam la expozitie, cu scoci pe peretii vopsiti ai clasei opere de arta. Am nevoie de „Va multumesc ca -mati- invatat sa scriu si sa citesc” insotit de inimioarele dragilor mei elevi. Autenticul. Si recunosc ca am lasat acasa toate aceste teancuri de recomandari ale „clientilor mei directi” si ca unele dintre ele au ars si va rog din nou, dragii mei elevi si fosti elevi scrieti-mi o scrisoare!

 

10.ianuarie.2015

Doua atitudini fata de celalalt m-au frapat foarte tare in Anglia.
Prima a fost cand in disperare de cauza acum doua luni am sunat pentru a ma inscrie la un curs care ar fi costat in jur de 500 de lire. Cursul se adresa celor care doreau sa devina Teacher Assistant. Am vrut sa ma inscriu crezand ca imi voi gasi mai usor de lucru facand pasul respectiv. Secretara mi-l da la telefon pe seful ei pentru ca eu, avand deja Qualified Teacher Status, nu as fi avut nevoie teoretic de cursul respectiv, dar tot insistam. Seful (care avea tot interesul sa isi vanda cursul evident) ma asculta cum incerc sa il conving ca am nevoie pentru a ma familiariza cu programa nationala, cu termenii, cu metodele de lucru folosite in Anglia pentru ca nu am experienta in UK. Ca raspuns imi tine o consultatie de vreo 40 de minute despre metodele pe care as putea sa le folosesc pentru a-mi gasi de lucru si imi refuza cererea de inscriere la curs pe motiv ca „v-ati pierde timpul degeaba” . Ieri citeam pe facebook despre cum vrea Ministerul Sanatatii sa ii trimita iarasi la cursuri pe asistentii medicali din Romania – chiar si pe cei care au lucrat 20 de ani in domeniu. Cu ce ar fi mai buna o hartie de revalorizare decat experienta in spital nu stiu. Poate doar pentru a creste veniturile institutiilor de invatamant superior grav afectate de CAMERELE DE SUPRAVEGHERE DE LA BAC.

A doua a fost discutia cu managerul biroului de vanzari pe internet. Am fost dezarmant de sincera cu el. I-am explicat ca eu vreau sa plec dn fabrica pentru ca ma plictisesc de-a dreptul acolo si ca am nevoie de un job in care sa imi folosesc cunostintele si aptitudinile. Ca practic ma intereseaza foarte putin cat castig. Calculul pe care mi l-a facut el la telefon a fost mai dezarmant decat argumentele mele: pe drum veti face dus intors 3 ore iar la birou o sa stati 8 ore daca eu va platesc cu 7 lire pe ora inseamna ca munciti 11 ore pentru 56 de lire ceea ce echivaleaza cu 5,5 lire pe ora. Mult mai putin decat in fabrica. In fabrica folositi mai putine aptitudini decat aici deci la birou veti fi in scurt timp demotivata. Si eu am continuat sa ii explic cat de tare imi doresc sa construiesc o alta cariera. Mi-a zis atunci sa vin doua saptamani cat sunt in concediu de la fabrica sa incerc. Tot timp de vreo 40 de minute a vorbit iar la sfarsit mi-a zis THANK YOU FOR YOUR TIME – tot el mie.

De ce ma frapeaza aceste atitudini? Pentru ca la mine in tara nu mi-a zis niciun angajator Multumesc – pentru timpul pe care l-am lucrat in plus, pentru competentele si expertiza din alt domeniu pe care le-am oferit gratuit la locul de munca, pentru ca la mine in tara resursa umana e NEVALORIZATA dar trebuie sa faca tot felul de cursuri de REVALORIZARE. Pentru ca la mine in tara niciun angajator nu s-a gandit vreodata SA INVESTEASCA in dezvoltarea personalului propriu si apoi sa recunoasca o crestere a competentelor printr-o crestere a salariului. La mine in tara Fondurile Europene destinate perfectionarii cadrelor angajate in sistemul de stat sunt de fapt parghii prin care cresc veniturile la varful piramidei. Perfectionarea angajatilor se face in continuare PE BANII LOR PROPRII DIN SALARII CARE NU ASIGURA VENITUL MINIM NECESAR PENTRU A SUPRAVIETUI.

 

12.ianuarie.2015

Scoala asta unde am fost azi e asa un fel de casuta de turta dulce. De atata dulce simteam mereu nevoia sa iau cate o inghititura de apa. Invatatoarea – asa, ca un fir de lamaita, maruntica si slabuta, cu o voce catifelata dar ferma in acelasi timp, ochii mari si blanzi in care fiecare tanc se pierde de drag. 30 de copii, o invatatoare si trei asistente. Invatatoarea are sedinta si noi ramanem cu cei mici in clasa. Activitatea incepe prin recitarea rugaciunii de dimineata. Ca un facut ploaia se opreste si soarele zambeste vesel printre lamele jaluzelelor. Ochisorii de smarald si parul balai stau aplecati, aliniati, concentrati si asezati deasupra manutelor impreunate. Se roaga sa le dea Dumnezeu destul har cat sa invete mai bine si sa fie mai buni. Una dintre asistente are in grija un baietel care nu ii da drumul la mana. Urmeaza un joc de spelling. Copiii au 6 ani. Sunt deja alfabetizati. Sarcina mea de azi va fi pe langa aceea de a-i supraveghea, sa citesc cu cei care intampina dificultati. Dupa jocul de spelling facut pe tabla interactiva – timp in care niciunul nu misca in front…. urmeaza adunarea generala. Vad deodata copiii asezandu-se in linie in fata usii, cu zambetul pe buze. Relaxati, veseli, niciunul nu se impinge, niciunul nu vocifereaza. „Sunt chiar intr-o poveste, imi zic”. „Si asta e chiar casuta de turta dulce”.

La adunarea de dimineata pastorul le prezinta copiilor trei pahare cu apa. In spate sta crucea de lemn. Intr-un pahar pune o lingura si le cere copiilor sa observe ca apa o face sa para mai mare. In altul dizolva niste zahar pudra. In ultimul pahar spala o lingurita murdara de mustar. Cei 300 de copii adunati in sala mare nu scot niciunul niciun sunet. Stau cu ochii atintiti catre ceea ce face pastorul acolo si din cand in cand exclama a mirare. O fetita face paralela intre cele intamplate in paharele cu apa si Botez. Acesta, spune ea, amplifica ceea ce e bun in oameni, le face mai usoara calea si ii curata.

Urmatoarea activitate e menita sa ii energizeze. Copiii fac cinci minute de dans impreuna, coordonandu-si miscarile si cantand pe o melodie la moda. In cea mai mare liniste si ordine, mereu cu zambetul pe buze si cu vesnicul sorry si thank you se aseaza la locurile lor, apoi, incolonati, pe rand, parasesc sala mare.

Ma intorc in clasa cu micutii balai. Unii sunt atat de mici incat se ratacesc printre milioanele de jucarii din jur. La un moment dat o fetita cu ochelari incearca sa imi explice ca una din manutele de care trageam cu indarjire era cea a unei papusi in marime naturala.

Mi s-a dat ca sarcina clara sa nu il pierd din ochi pe un copil de a doua. Acesta are tulburari de comportament (nu pare) nu se simte foarte bine in clasa lui deoarece colegii il iau peste picior si este trimis in anul I cu o fisa de observatie. Realizeaza activitati la nivelul lui, mai avansat. Invatatoarea de la clasa I i le organizeaza si il evalueaza.

Dupa ora de educatie fizica – copiii fac gimnastica – si sunt lasati sa se imbrace singuri – interesant sa vad 30 de copii imbracandu-se singuri la 5-6 ani. in cea mai mare ordine …. fara sa se loveasca fara sa se calce pe picioare sau mai rau pe maini sau pe capete ))) urmeaza partea interesanta. Cei mai slabi copii la citit trebuie sa exerseze – si aici e motivul prezentei mele – cu un adult. Copiii astia „slabi la citit” citesc deja carti de povesti dar se incurca din cand in cand la cuvinte precum „squirrel” …. Fiecare are un caiet special unde i se evalueaza progresul la citire. Se trece data, titlul cartii citite si o scurta descriere a felului in care a citit apoi se face o lista cu acele cuvinte la care s-a incurcat. Observ din caietelele lor ca, practic, in fiecare zi au fost evaluati in acest mod. Cealalta asistenta ia cartile cu notarile facute de mine si intocmeste exercitii de citire pe foi de cerere. Pentru fiecare copil. In acelasi timp ceilalti fac o activitate de scriere cu cea de-a treia asistenta. .

Urmeaza pauza de masa. Mirarea imi creste din ce in ce mai tare cand observ ca pana si copiii de 4 ani isi duc singuri tavita cu mancare, se aseaza frumos la masa si mananca in liniste zambind, vorbind politicos cu cei din jur. Imi vine sa ma frec la ochi … Pare neverosimil. Oare au copiii astia pe undeva vreo cheita de unde au fost programati?

Pauza de joaca in aer liber dureaza 30 de minute. Urmeaza ora de istorie- copiii vorbesc despre istoria jucariilor – se construiesc grafice, se discuta proportii pornind de la categoriile de jucarii de acum si din vechime. Se face o axa a timpului. Nivelul de lucru este unul foarte avansat pentru varsta lor. Copiii se implica precum oamenii mari. Uneori mi se par mult mai maturi decat varsta pe care o au. Din cand in cand fetitele care nu au o pozitie corespunzatoare si o tinuta corecta sunt atentionate de invatatoare. Cea mai grava atentionare este – This is very rude, young lady….

Copiii s-au strans fericiti in jurul meu de cateva ori cand am inceput sa le cant in curtea scolii, vreo doua fetite m-au tinut strans in brate tot timpul pentru ca le-am zis ca azi sunt din Franta si maine promit sa fiu din Italia. Am profitat putin de cunostintele precare de limbi latine sa le introduc in atmosfera si m-am facut cu o sumedenie de prietene mai mici. In mai putin de un minut toata curtea scolii stia ca eu vin de pretutindeni… Asistentele chicoteau. Le-am promis ca maine vin cu marionetele si ne jucam.

Am facut doua ore pana acasa. Ma deprima diferentele astea…I-am propus invatatoarei sa ii stimulam si pe fostii mei elevi sa scrie in engleza si cine isi doreste sa trimita scrisori pe adresa copiilor… A fost foarte incantata de idee.

Maine, o noua zi in casuta de turta dulce….

 

 

Si cadrele didactice au o rugaciune scrisa frumos in cancelarie

Lord, please help me
To strengthen their voices, bodies and minds
To express their feelings and control them sometimes
To explore what’s near and venture afar
But most important …
TO LOVE WHO THEY ARE

 

 

15.ianuarie.2015

Stau cuminte si invat. Asa cum imi e obiceiul. Nu ma dau in petec pentru ca nici nu as avea de ce. Comunicarea cu elevii o fac mai mult prin semne pentru ca pe langa accentul specific zonei cei mici mai au si diverse dulceturi in limbaj specifice varstei. Asa ca inteleg cam 50 % din ceea ce imi spun ei. Mimica fetei copiilor este insa universala. Asa ca ei au impresia ca ii inteleg suta la suta. De miercuri mi s-a dat grupa copiilor care nu s-au prins cum sta treaba cu scrisul in grija. Sunt vreo 8 copii. Pana sa apar in peisaj si sa le promit ca le dau papusile mele (care au calatorit prin toata lumea si vorbesc toate limbile pamantului, ba chiar si limba gandului) nu faceau mare lucru atunci cand aveau de completat fise si alte sarcini scrise. Treaba s-a schimbat insa si invatatoarea a observat instantaneu. Drept urmare mi-a lasat copiii pe mana in anumite momente ale lectiei. Azi, in cancelarie, directoarea scolii mi-a multumit. I-am multumit si eu. I-am zis ca invat si ca sunt foarte fericita sa am ocazia asta. Mi-a zis ca e foarte fericita sa ma aiba in scoala si ca ne vedem saptamana viitoare. Cu alte cuvinte de la o saptamana de proba am trecut la a doua… si cine stie poate raman pana la vara.

Copiii din grupa au descifrat unde e punctul meu slab. Nu pot sa le refuz nimic…. Drept urmare, spre surprinderea colegelor, nu imi refuza nici ei nimic. Citesc, scriu, socotesc, fac orice sa ramanem prieteni. Maine am ramas datoare unuia dintre ei cu un biscuite pentru ca mi-a citit o carte. Pana acum refuza … i se parea plictisitor. Asa ca am luat o foaie si am chemat cuvintele povestii la o petrecere. Le-am pus coifuri, le-am dat cate o sampanie si o felie de tort, le-am pus sa si danseze. Era extaziat. Cum reusea sa citeasca vreun cuvant cum intra si acesta pe ringul de dans. La sfarsit a cerut alta carticica. I need to read!!!!! . A spus-o cu atata convingere incat invatatoarea l-a scos in fata clasei sa arate ce stie. Si a stiut. Cu intonatie, cu incredere, cu tot tacamul.

O mare dilema au colegele mele din Anglia. Cum ne descurcam cu astfel de copii (copii care refuza sa participe la activitati ) daca nu avem asistenti?

Programul unei zile cuprinde in total 75 de minute de joaca in aer liber. 40 de minute pentru masa. Incepe la 9 si se termina la 3. In acest timp au numai doua activitati de invatare asemanatoare cu ceea ce avem noi la scolile noastre una dimineata si una dupa amiaza. Toate notiunile sunt legate intre ele cuvantul cheie este transdisciplinaritate – transfer de cunostinte. Pe langa aceste doua activitati copiii trec prin foarte multe experiente de invatare dirijata de catre asistenti. Ziua insa incepe intotdeauna cu adunarea generala – cea in cadrul careia se face educatia sufletului – Miercuri copiii s-au despartit de pianul din sala mare (acesta implinise 50 de ani de activitatea si nu mai facea fata provocarilor). Profesoara de muzica a mai cantat un ultim cantec la pianul respectiv acompaniindu-i pe copii. Apoi directoarea scolii care a tinut activitatea respectiva a facut conexiunea dintre pian si una dintre virtutile crestine – aceea de a-i ajuta pe altii de a face un serviciu altuia cu rabdare, cat poti tu de bine…. Azi una dintre asistente a fost cea care a tinut lectia generala. Cu ajutorul dinozaurilor de plastic de la noi din clasa a creat o poveste despre doi prieteni dinozauri care mergand sa se joace s-au certat ca unul voia un joc si altul alt joc. I-a rugat pe copii sa ii impace sa gaseasca solutii. Unul dintre baietei s-a miscat in timp ce ceilalti 209 ascultau povestea cu rasuflarea taiata. A fost invitat sa paraseasca sala si sa mearga in clasa lui unde invatatoarea pregatea lectia urmatoare.

In pauze copiii mari sunt lideri si organizeaza jocurile celor mici – despre asta insa o sa scriu maine ….

 

 

Pauzele de 45 de minute de joaca in Anglia incep prin alinierea copiilor in fata usii. Cea mai mica imperfectiune de postura este atent monitorizata si copilul este atentionat sa se corecteze. Copiii merg sa se imbrace apoi la fel de disciplinati ies afara. Dupa 15 minute vin copiii de clasa a6-a – 10-11 ani care scot jucariile specifice – rachete de badminton, mingiute mici, moi, usoare, mingii cu hamuri, corzi, schiuri pentru echilibru, dominouri uriase etc. Fiecare copil mare are sarcina de a organiza jocul si de a-i invata pe cei mici cum se folosesc jucariile. Cei mici asculta si se implica. Copiii nu stau nicio secunda nesupravegheati. In curtea scolii suntem 4-5 adulti in permanenta. In holul comun este organizata si receptia accidentatilor. Tot copiii mai mari sunt cei care acorda primul ajutor copiilor mai mici. Le lipesc plasturi, ii mangaie pe crestet, ii spala pe maini, le sterg lacrimile le zic doua vorbe bune, le arata unde au gresit. Nimeni nu are voie sa se intoarca in clasa – nici nu isi doresc asta …. La sfarsit, tot copiii mai mari sunt cei care au grija ca toti copiii mici sa fie aliniati pentru intrare in clasa. Ii ajuta sa isi puna hainutele in cui apoi ii conduc pana in clasa si ii atentioneaza sa se aseze frumos pe covoras fiecare la locul lui. Se pune atata accent pe comportament incat deja nu ma mai pot mira de rezultate.

 

 

16.ianuarie.2015

S-a incheiat prima saptamana de proba. La sfarsitul fiecarei saptamani directoarea inmaneaza copiilor diplome pentru buna purtare, pentru rezultate bune la teste si caiete frumoase. In vazul tuturor copiilor cate unul doi trei copii din fiecare clasa vin in fata directoarei si isi primesc diploma fericiti, incurajati de toata lumea. Copiii trebuie sa se bucure disciplinat. Iesirile din fire sunt imediat observate si calmate cu un „Simon, be sensible!”

In statia de autobuz printre boabele dese de grindina primesc telefonul mult asteptat de la agentie. „Te vor inapoi! ” Au avut numai cuvinte de lauda. Sunt foarte incantati . Vor sa preiei clasa a 3a ca invatatoare. Pentru ca esti calificata si directoarea este sigura ca te descurci.

Prima data am vrut sa sar in bratele mamicii care venind mai tarziu pierduse autobuzul ca si mine si ingheta de frig cu o fetita agatata de maini, de geaca si geanta in acelasi timp. M-au speriat insa cerceii din buze si din nas. Si mai avea si tigara aprinsa. Ce sa fac sa ma manifest cumva totusi? Am respirat adanc. Am sunat inapoi la agentie. Le-am multumit. S-au bucurat de bucuria mea. Oare a avut vreun impact faptul ca mi-am luat toti ingerasii cu mine? Pozele cu toate generatiile de elevi care mi-au trecut prin maini. Serbari, spectacole, chipuri fericite…. Sau faptul ca le-am aratat zecile de fotografii cu tabla scrisa frumos dupa predarea vreunei lectii? Poate filmele de animatie care i-au tinut pe copii nemiscati minute bune. Sau poate felul in care am vorbit despre tara mea si despre asemanarile lingvistice dintre limba romana si alte limbi latine…. Sau poate glasul fetitei care a strigat cu toata vocea in curtea scolii azi „I want you to come back next week!!!!! Miss, I want you back!” Sau poate Ben care isi trage nasul umezit pana la brau in timp ce imi deseneaza un desen cu el, eu, scoala si curtea scolii…. Apoi ma ia in brate fericit. Keep this, Miss. I draw it for you! Sau poate povestea pe care le-am citit-o la sfarsitul zilei? Sau poate toate la un loc. Am pierdut inca un autobuz. Din perdeaua de grindina amestecata cu lacrimile de bucurie nu am deslusit numarul autobuzului care trecea si nu i-am facut semn sa opreasca. Acasa ma asteapta toti trei. Deja mi-au zis la telefon „Bravo, mami!” de vreo 100 de ori!

 

17.ianuarie.2015

Mi se pare extrem de important sa descriu putin felul in care este privit elevul in scoala engleza. Pentru ca este total diferit de felul in care este el privit in scoala romaneasca, in general. In scoala unde am inceput saptamana trecuta sa lucrez sunt destui copii cu grave probleme familiale – inimaginabile pentru societatea romaneasca posible poate in vreun catun de pe langa o mare metropola sau prin Ferentari…. Copiii acestia sunt regii scolii. In jurul cate unuia graviteaza mereu cateva cadre didactice in frunte cu directoarea scolii. Poze cu cei care au nevoie de atentie speciala pentru ca au ceva tulburari de comportament sau trec printr-o criza mai speciala pe acasa sunt afisate in cancelarie astfel incat toata suflarea profesorala sa aplice strategia…. Strategia este una individualizata pentru fiecare caz in parte. Este un baietel care din senin mai trage cate un pumn pe ici pe colo. Strategia pentru el prevede sa participe la prima jumatate a zilei la cursuri pe cat posibil in clasa lui, iar cand nu mai e posibil trece intr-o clasa inferioara. In partea a doua zilei este luat acasa. Are o fisa pe care sunt trecute comportamentele urmarite si invatatorul clasei acorda un punctaj de la 1 la 5 pentru fiecare dintre acestea (asculta instructiunile, respecta regulile in timpul orei, participa la lectie sunt doar trei dintre itemii scrisi pe fisa de observatie) – fisa respectiva este completata si semnata zilnic de profesor apoi semnata si completata de parinte. La sfarsitul fiecarei saptamani parintii discuta cu specialistul despre progresul facut de copil. Este doar un exemplu. Consiliul profesoral se reuneste in fiecare saptamana pentru a discuta aceste cazuri si posibilele solutii. Nici nu se pune problema pedepsirii copilului prin acordarea unor note mai mici (dimpotriva…. este ajutat de catre TA sa obtina note cat mai mari) sau trecerea lui intr-o clasa inferioara. Aici nu exista repetentie si nici corijenta. Acestea au fost inlocuite cu evaluarile de nivel. De exemplu un copil poate fi in clasa a5-a dar dupa evaluari sa fie considerat la nivel de clasa a4a. Ramane in clasa a cincea si i se fixeaza ca tinta ca pana la sfarsitul anului sa recupereze – i se face programa individualizata si i se da un TA care are grija ca toate tintele sa fie atinse. Imediat ce copilul a atins tinta este laudat si se marcheaza momentul printr-o diploma sau medalie sau ceva care sa ii ramana in memorie si i se fixeaza o alta tinta de atins. Copiii nu sunt comparati niciodata unii cu altii. Invatatoarea clasei mi-a atras atentia imedat ce am facut greseala sa compar copiii la modul inofensiv am crezut eu – uite X a reusit sa termine fisa, tu de ce nu ai terminat? Mi-a zis ca nu e o problema pentru ca oricum toate fisele vor fi terminate pana la sfarsitul saptamanii. Si da, vineri le-am terminat prin lucru individual pe toate. Starea lor interioara dicteaza comportamentul profesorilor. Copiii, nu parintii, fac regulile in scoala…. Impreuna cu profesorii. Iar dupa ce le fac toata lumea le respecta, in primul rand profesorii. Un alt aspect foarte interesant – regulile stabilite NU se negociaza. nici macar la grupa pregatitoare. Si toata comunitatea nu pare sa aiba vreo problema daca un copil suporta consecintele faptelor sale conform regulilor stabilite. Pentru postura necorespunzatoare la ora cateva fetite au pierdut jumatatea de ora de joaca de la sfarsitul saptamanii – acestea au stat in sala mare scriind alfabetul caligrafic. Plansete, lamentari, justificari, nimic nu au induplecat profesorii care au aplicat „pedeapsa”. Una dintre fetite a refuzat. A fost luata in brate si dusa la directoare. Aeasta a chemat parintii si a trimis-o acasa cu absenta nemotivata pe ziua respectiva. Parintii pe un ton calm dar ferm ii explicau fetitei ca „You made a wrong choice!”

 

Am primit scrisoarea. Scrisoarea de la fostul meu elev. Scrisa frumos (nesperat de frumos avand in vedere cat de dezordonat scria in clasele 1-4 smile emoticon ) impecabil intr-o engleza curata si la obiect. M-au invaluit amintirile. Mi-am adus aminte de stangaciile lui, de inteligenta sclipitoare si de dialogurile spumoase pe care le purtam in timpul orelor. Cand ai in clasa cate un elev atat de inteligent cu vise atat de frumoase si de mari nu poti decat sa devii mai bun. Mi-am adus aminte cat mi-a sarit inima din piept si mi s-au inmuiat genunchii cand, in primele zile de scoala a alunecat si s-a lovit zdravan… Apoi cu vocea serioasa de om mare mi-a explicat, sa ma linisteasca tot el pe mine, ca totul va fi bine daca o chem pe bunicuta la scoala. Imi amintesc ce solutii nesperate gasea la cate o problema dificila de matematica sau cate explicatii cu lux de amanunte dadea la orele de istorie si de geografie. Am citit scrisoarea cu emotii cat carul. Ce avea sa spuna bun acest suflet de copil despre fosta lui Doamna invatatoare care a gresit de un milion de ori in patru ani de zile? Ce calitati avea sa ii gaseasca printre miile de defecte? Mi-a gast una care m-a dezarmat complet. Aceea ca am fost mereu optimista si cu zambetul pe buze desi poate ca aveam problemele mele. Ca aveam intotdeauna cate un cuvant de incurajare chiar si pentru cele mai grave greseli ale micutilor invatacei.

Un copil special care mi-a luminat zilele alaturi de minunatii lui colegi timp de 4 ani din existenta mea. Sunt atat de mandra de ei, atat de fericita ca i-am cunoscut si ca am avut ocazia sa ii indrum. Am postat noua fotografie de profil ca sa stie ca imi amintesc mereu de el si de sclipirea lui geniala (stie el de ce). Si astept cu nerabdare impactul pe care il va avea scrisoarea lui asupra directoarei scolii. Caci fostii mei elevi stiu ca mereu ma tin de cuvant. Si ca trebuie sa fie ceva mult, mult prea grav ca sa renunt la ceea ce mi-am propus. Si ca, de obicei, nu prea ma poate opri nimic… Iti multumesc, om minunat!

 

 

19.ianuarie.2015

Pe la 4 dimineata deja nu mai dormeam. Doar ma intorceam de pe o parte pe alta cu ochii stransi si gandul la ce ma asteapta azi. „Trebuie sa dormi, o sa ai o zi lunga!” De ar asculta corpul ce ii dicteaza mintea, ar fi o grozavie, dar cum nu am dus la bun sfarsit niciunul dintre antrenamentele ezoterice la care m-am abonat in ultimii 20 de ani, n-am reusit sa fac nici mintea si nici corpul sa se inteleaga intre ele si sa ma lase sa dorm…. Asa ca m-am trezit dupa vreo ora si jumatate de jogging printre paturi si perne. Ce o fi fost in capul meu sa accept o asemenea resonsabilitate? Nici macar nu stiu ce am de facut. Nici cum ii cheama pe copii…. Vocea linistitoare a lui Sarah imi rasuna in urechi „Fiti linistita, toata proiectarea e deja facuta si aveti totul pus la dispozitie”. Cred ca i-am auzit vocea de vreo o mie de ori in ultimele cinci minute. Stau linistita… In clasa ajung cu o ora mai devreme de inceperea cursurilor, sa am timp sa ma pregatesc. Ma asteapta totul in ordine pe ore, pauze, lectii, itemi, obiective, fise multiplicate, explicatii… tot ce e nevoie. Citesc, memorez, ma simt ca dupa noptile albe inainte de inspectiile scolare de grad sau de definitivat…. Stiu totul dar nu mai stiu nimic. Hai sa o iau cu inceputul, cu ziua de azi. Stiinte – „Friction” , buuun sa vedem – ma uit pe caiete – usor, sa retinem exemplele. Apoi Matematica – multiplii de 8 – fise – greute pentru varsta lor – Scutur putin vocabularul matematic in Engleza, pauza de masa, pauza, Adunarea generala, Citire, putina Istorie-cronologie – fisele si materialele sunt asezate frumos si ele. Inchid ochii sa imi rememorez firul intamplarilor si apoi fug in cancelarie dupa nelipsita cafea. Ma lovesc de asistenta pe hol. Nu apuc sa ajung in cancelarie, ma intorc sa reiau si cu ea firul intamplarilor de azi. Mai e putin si apar copiii. Ii arat ca stiu ce am de facut. Imi spune ireal de relaxata ca acela e programul de maine ….. Bineinteles ca imi sta inima si copiii deja intra in clasa, unul cate unul, si se aseaza, si eu nu stiu cu ce trebuie sa incep. Asistenta da drumul la tabla inmultirii – cantata pe un cd. Copiii canta si ei. Imi arata fisa cu programul- 15 minute avem de facut treaba asta cu recitatul tablei inmultirii. Dupa cinci minute se termina cantecele toate…. si acum?….Cele 10 minute ramase inseamna o vesnicie cu 30 de copii de 7-8 ani in jur. Haaaaa. Scot ajutoarele de nadejde, in chiotele de bucurie ale clasei – papusile – oricare, doua, la intamplare- ma ascund in spatele scaunului de la catedra si le pun pe ele sa conduca lectia – Siruri, inmultiri, de toate – noroc ca am mici soldatei in clasa ca, daca nu, erau toti in jurul meu la catedra…. si cum ii mai trimiteam eu, in engleza, la locurile lor? Ies cu papusile de dupa scaun pentru ca, nu-i asa, ele m-au chemat, fericite ca au invatat impreuna cu elevii cei noi tabla inmultirii. Le arat si copiilor unde e Romania pe harta Europei din clasa lor. Si gata, urmeaza adunarea generala – 30 de minute, deci am timp, slava Domnului, sa vad ce am de facut azi….. nu maine.

Usor. Dupa ce se intorc trebuie sa le citesc un capitol din Charlie si fabrica de ciocolata si trebuie sa ii fac sa raspunda la trei intrebari pe care le scriu pe tabla. Trebuie sa raspunda in scris. Usor, imi zic. Se intorc cei mici se aseaza cuminti si veseli in bancute si eu in fata lor trec la citit. Where are your friends Miss? Le arat punga si le zic ca acolo e sala de clasa a papusilor si ca acum trebuie sa stea cuminti sa asculte povestea citita. Simt ca imi tremura mainile pe carte si ca vocea mea in Engleza nu mai e vocea mea. Ca nu reusesc sa aduc la viata nici un personaj pentru ca nici eu nu cred ce citesc acolo. Ca nu e limba sufletului meu. Si cum sa aduc in clasa personajele povestii pe limba asta straina? Ma ajuta copiii si talentul meu actoricesc. Ma fac ca sunt Willy Wonka de cateva ori si rad copiii, cu voci zglobii. E voie buna infinita in clasa. Prind curaj. Ma ajuta si papusile care ard de nerabdare sa mai afle cate putin din poveste si ies pe rand una cate una asezandu-se nepoliticos pe catedra. Rade si TA. Dam raspunsul la intrebari oral si apoi trecem la scris. Cu exceptia grupei care are nevoie de sprijin suplimentar – 6 copii – restul umplu frumos o pagina de caiet studentesc cu raspunsurile la cele trei intrebari. Cu lux de amanunte. Mi se pare din nou neverosimil. Apoi ma gandesc ca e normal. E limba lor ….

Pauza. Urmeaza apoi matematica. Vorbim despre sirul lui 8 le fac desenul pe care il fac de obice la siruri, smulg ropote de aplauze ca intotdeauna, mirarea care precede invatarea. Sirul lui 8 formeaza pe cerc o casuta, iar sirul lui 4 ? O stea, o stea !!!! striga intr-o voce toata clasa. Apoi incep fara sa imi dau seama sa vorbesc romaneste… si sa le explic ca si sirul lui 6 tot o stea este…. Tacere. Pentru o clipa am avut impresia ca sunt in clasa mea, cu elevii mei, carora ar fi trebuit sa le predau inmultirea anul asta. Miss, it sounds like Spanish! Your language!

Respir adanc. Adanc. Adanc. Cat sa nu stric totul cu obisnuitele mele smiorcaieli. Nu ma mai musc pe dinauntru de buza ca deja e varza…

Can we take the puppets with us? To have lunch with them?
Nu, nu puteti, sunt satule de azi dimineata le-am ghiftuit cu mancare, le zic si chicotesc amuzata.

Mai am inca o jumatate de ora de discutat despre arheologie, arhelogi, izvoare istorice nescrise – ma folosesc de Google de fisele lasate de invatatoarea lor si apoi nu ma potolesc si trec iar pe coarda sensibila si le arat copiilor imagini cu Tezaurul Dacic. Si le arat si Orastia unde e inima mea. Mirare… mirare…. apoi ora de educatie fizica pe care o fac cu Dna profesoara. Eu raman sa corectez caiete.

Asistenta vine sa ma felicite. Vine si directoarea de vreo doua ori sa ma intrebe daca e totul in regula, vine si consiliera scolara sa ma felicite pentru ca cei doi copii cu probleme de comportament nu au zis nici pas azi si au facut toate sarcinile complete. Vine si invatatoarea de la anul 1 sa se bucure de bucuria mea.

Pe aici a nins. De azi dimineata nu am vorbit cu baietii mei, cu niciunul…. iar acum postul telefonic e deranjat. Ora pe care o am de mers pana acasa mi se pare o vesnicie, acutizata de albul zapezilor … de farurile masinilor…. de tacerea de la capatul celalalt al firului…. Ajung acasa si ma izbeste un miros de ciocolata fierbinte. Hello, my dear! It’s me, the hot chocolate man! imi intinde Aramis cana. Disperarea imi ingheata pe buze si il intreb vinetie, dar calma. Unde sunt copiii mei?

 

21.ianuarie.2015

In fiecare dimineata am ocazia sa stau alaturi de copii si sa ma rog. Este o scoala crestina. Eu nu stiu rugaciunile in limba engleza. Asa ca ma rog cum stiu eu. Incep fain-frumos si metodic cu Sfinte Dumnezeule Sfinte tare, Sfinte fara de moarte Miluieste-ne pe noi si ajung la Imparate Ceresc fix cand toata lumea termina ce are de zis si trece, in cor 200 de voci in engleza si una in romana, la Tatal nostru. La sfarsit eu imi fac cruce. Ei nu. Toti insa deopotriva suntem patrunsi de importanta momentului. Plutim catre clase si nici musca nu se aude. Pentru ca am promis fiecare ca vom fi putin mai buni decat ieri. Rugaciunile copiilor englezi sunt jucause acompaniate de pian, de chitara sau de negativul pus pe cd, insotite de miscari care mai de care mai interesante si mai ritmate. Ceea ce ma bucura nespus este ca si profesorii sunt acolo in sala mare impreuna cu cei mici rugandu-se, cantand, ascultand, dansand…. impreuna. Cativa copii recupereaza materia sau fac exercitii suplimentare in cate o zi din saptamana in acest interval. Unul dintre copiii cu autism integrati in scoala s-a tarat catre usa in timpul rugaciunii si una dintre asistente l-a luat cu frumuselul si l-a dus afara, apoi impreuna s-au intors inapoi. Altul cu tulburari comportamentale a reactionat putin violent la comanda asistentei care l-a tinut langa ea tot timpul, dar canta si zicea toate poeziile plin de verva langa ea. Atmosfera era ireala, extraordinara, semana putin cu scena finala din Avatar wink emoticon

Azi la intoarcere am coborat in vechea gara din Westhougton – aceea cocheta cu veverite si flori multicolore care a fost martora ingrjorarilor si emotiilor mele in primele saptamani in Anglia. Am coborat pentru ca am fost sa imi dau demisia de la vechiul loc de munca in fabrica de pizza. Si atunci i-am zis prietenului si sfatuitorului meu cel mai bun:

Stii, ma simt singura….Te rog, tine-ma de mana. Tine-ma de mana dreapta asa cum ma tinea tata cand am mers catre Bucuresti de Craciun. Tine-ma de mana dreapta pentru ca acolo mi-am pus inima la adapost, sa nu imi sara din piept. Inca mai am timp sa ma razgandesc, sa nu fac un pas gresit sa nu ma arunc inainte fara sa gandesc…. Si mi-a raspuns. L-am simtit tinandu-ma de mana cu pasul usor si plin de iubire mangaindu-mi inima si incalzindu-mi sufletul printre fulgii de nea.

Stii? i-am spus, as vrea sa ma intalnesc cu toti colegii sa imi iau ramas bun de la ei, seamana cu acesti copii de 7 ani pe care ii invat acum…. si muncesc mult, as vrea sa nu ii uit niciodata. As vrea sa ii intalnesc sa le dau vestea mea buna cu scoala…. sa le zic despre copii. M-am oprit la trecerea de pietoni si mi-am bagat in buzunare mainile amandoua. Mi-e frig… i-am spus.L-am simtit zambind. Si am stiut ca merge incet pe langa mine.

Stii? i-am zis din nou…. Cred ca tu ai fost cu mine pe drumul asta de atatea ori…. si ai stat cu mine in fabrica atatea ore…. in tacere. Mi s-a parut greu. Recunosc. Mult prea greu pentru mine. As fi vrut sa am rabadare sa numar pasii pe care i-am facut impreuna, pasii pe care i-ai facut singur purtandu-ma in brate atunci cand credeam ca nu mai pot.

Am scos cardul de identificare din buzunar si l-am trecut prin fata portii. Am urmat incet liniile galbene pana la intrarea in fabrica. Fostii mei colegi se intorceau din pauza. Imbracati in halatele albe. Uite-i! Ii recunosti? Li s-au luminat chipurile fara nicio bariera de limba ca si cand cineva le daduse deja vestea buna….Great news, Adina! You did it! Don’t come back here! You are wonderfull!

Stii? i-am zis din nou. Cand m-au imbratisat fiecare am simtit ca erai chiar Tu, prietenul meu cel mai bun…. Si le-am multumit ca mi-au inteles neputinta si ca m-au ajutat cand mi-a fost greu. O sa imi fie dor de ei. Fiecare despartire e grea. Dar nu e de fapt o despartire aceasta. Ei raman cu mine. Asa cum au ramas si colegii din Romania pe care nu am mai apucat sa ii imbratisez…. Asa cum au ramas si fostii mei elevi… si prietenii de acolo de la distanta.

Stii? i-am spus. Cred ca Tu stii mai bine cum e sa iubesti atatia oameni deodata si sa ti se taie rasuflarea cand te gandesti la ei. Te rog, tine-ma din nou de mana, asa cum m-a tinut tata pe drumul catre Bucuresti inainte de Craciun. Mai am cateva minute si ajung acasa.

Te rog, tine-ma de mana….

 

24.ianuarie.2015

Vinerea e sarbatoare pentru ca sunt premiati elevii. Directoarea sta in fata celor aproximativ 200 de elevi ai scolii si le aminteste care sunt regulile jocului. Premiile, am inteles abia saptamana asta, nu se dau pentru rezultate exceptionale …. ci pentru STRADANIE. Profesorul fiecarei clase numeste 2-3 elevi care in saptamana care a trecut s-au straduit foarte mult pentru a atinge un rezultat uimitor. La clasa I a fost premiata cu diploma cea mai inalta a saptamanii – Star of the Week – o fetita care a reusit sa povesteasca si sa deseneze cu mult aplomb la ora de religie o parabola. Ea a fost rasplatita pentru ca s-a straduit mult depasindu-se pe sine insasi atunci cand a reusit sa diferentieze cuvintele unul de celalalt (sincer va spun ca nu se prea intelegea ce scria copilul acolo pentru ca practic inca nu stie sa scrie), ca de fiecare data la finalul unei propozitii a reusit sa puna punct si sa inceapa urmatoarea propozitie cu litera mare. Un alt copilas a fost remarcat de invatatoare pentru faptul ca a reusit sa scrie foarte frumos toate literele alfabetului…. Cu ajutorul acestei ceremonii se celebreaza efortul facut de fiecare copil in parte si se incurajeaza harnicia, seriozitatea in abordarea unei sarcini. O alta distinctie este una sub forma unei felicitari pentru un copil care a manifestat in comportamentul sau una dintre valorile crestine. Saptamana aceasta a fost acordata doar una – unui copil care a ajutat o fetita ramasa singura sa stranga masa. Exista si un trofeu care se acorda clasei care a avut cea mai buna prezenta. Si se mai acorda un premiu echipei (pe scoala) care a adunat, prin stradania colectiva cele mai multe puncte. Sistemul, foarte ingenios, este urmatorul: toti copiii scolii sunt impartiti in patru echipe mari – echipa rosie, albastra, galbena, verde. Gentutele de scoala, tricourile de la educatie fizica dosarele cu fise toate sunt codate pe culorile respective. In fiecare echipa sunt adunati astfel copii de la toate clasele primare in proportii egale. Invatatorul sau asistentii acorda copiilor punctaje pentru sarcinile realizate corect, pentru comportamentul afisat in timpul orelor samd punctaje care se aduna si la sfarsitul saptamanii echipa cu cel mai mare punctaj castiga – copiii echipei respective vor avea timp suplimentar in recreatie. Eu inca nu am reusit sa invat toate regulile acestui joc jucat in 200 de copii si cadrele lor didactice, insa copiii, pana si cei de la pregatitoare (4-5 ani) le stiu perfect….. Saptamana viitoare voi lucra tot in scoala aceasta dupa care astept o noua repartizare de la agentie. Invatatoarea pe care am inlocuit-o si copiii sunt foarte fericiti. Asta e cel mai important. Pot primi recomandarile lor alaturi de cele din tara.

 

 

Copiii intra in sala mare a scolii care se transforma in cantina, in sala de sport, in sala de concerte sau in sala de rugaciune pe parcursul unei zile, pe rand, imitand uneori stangaci mersul soldatilor, alteori mersul balerinelor. Cate o fetita mai zglobie se intoarce in rand, dar cum tinuta e foarte importanta, imediat, cu gesturi blande, asistenta ii netezeste buclele si o indreapta pe directia de mers. Au asteptat toata saptamana aceste momente care se petrec in ultima ora a zilei de vineri. Pasii le sunt usori si unii dintre ei deja stiu cine e premiatul clasei pentru ca au tras cu ochiul peste umarul invatatoarei care scria diplomele. Pe fundal se aude unul dintre imnurile religioase care seamana cu muzica pop, in acest caz. Se aud acorduri majore cu rezolvari optimiste, uneori treceri pe o tonalitate superioara cat sa inalte inimile si sa umple ascultatorii de speranta. Un murmur se aude din multime – copiii de la clasele mari sunt deja in sala si ii asteapta pe cei mici asezati si cantand. Se vede ca au 5 sau 6 ani de exercitiu de cantat in cor zi de zi pentru ca le stralucesc vocile armonizate perfect, impletite curat in cate doua, trei…. si asezate corect pe acordurile pianului care le acompaniaza. Este pianul cel nou. Directoarea scolii isi incepe pledoaria cu o gluma. Englezeasca. Pianul acesta, cel nou cumparat, o sa o depaseasca in varsta pentru ca e menit sa stea cel putin 50 de ani, ca si predecesorul sau, martor la toate sarbatorile si serbarile scolare. Profesoara de muzica ii asculta clapele si i le mangaie spre delectarea tuturor vorbindu-i ca unei fiinte vii. Un dialog bine gandit pentru a influenta pozitiv atitudinea micilor ascultatori se tese intre profesori si directoare. Pianul pare sa ia si el parte la acesta pentru ca din cand in cand isi face auzite corzile. Incepe ceremonia si directoarea le cere pozitia corecta copiilor asezati pe parchetul salii. Spatele drept, mainile pe genunchi! Cativa copii sunt numiti si rugati sa fie mai atenti decat data trecuta. Directoarea pare sa ii cunoasca pe toti. Pe nume.
„Sa incepem cu clasa a 2-a!”
In linistea perfecta a salii intesate cu 200 de copii intre 4 si 11 ani vocea invatatoarei de la clasa a2-a se aude clar strigand un nume. Copilul strigat se ridica neincrezator. Sa fiu chiar eu asta? pare sa spuna. Se vede cum ii tremura piciorusele de emotie cand se ridica de la locul lui si incepe sa isi croiasca drum printre ceilalti. Pe masura ce inainteaza i se lumineaza chipul. Invatatoarea continua sa il laude. A reusit sa se depaseasca pe sine pentru ca a rezolvat corect fiecare tema in parte si a scris frumos. Ceea ce pentru el este o provocare. Directoarea il lauda in cor cu invatatoarea si primeste de la aceasta diploma insotita de dovada lucrului bine facut: caietul de teme al elevului. Directoarea il deschide ca pe cel mai pretios dar divin. „Caietul acesta este minunat!” zice ea. „Se vede ca te-ai straduit extraordinar de mult.” Il arata apoi intregii sali. Copiii izbucnesc in aplauze. Urmeza o fetita care la ora de stiinte a pus o intrebare complicata. Experimentand ei in clasa proprietatile fizice ale aerului si gravitatia, ea a intrebat de ce jucaria in forma de spirala folosita la experimente se roteste in aer in timp ce cade si nu pluteste usor ca o foaie obisnuita de hartie. Directoarea o primeste vadit impresionata de intrebarea pusa. „Tu vei fi om de stiinta cu siguranta!” zice ea.

„Mai am de acordat un premiu”, adauga invatatoarea de la clasa a doua – este premiul pentru punerea in practica a valorilor crestine. Directoarea cu o mare convingere repeta care sunt acestea. Si cat de important este acest premiu. baietelul numit poarta ochelari si este de o schioapa.
Invatatoarea continua cu mare seriozitate:”Il numesc, pentru ca dupa ce toata lumea plecase la joaca, el a ramas cu o fetita mai mica decat el, de la pregatitoare, si a ajutat-o sa isi stranga masa. Cand l-am intrebat de ce face asta mi-a zis ca nu vrea sa o lase singura cand toti colegii ei sunt la joaca. Motivatia lui mi s-a parut una dintre cele mai mari dovezi de empatie si de compasiune.”
Rand pe rand copiii de la pregatitoare si de la clasa I, cei mentionati, se ridica surprinsi de faptul ca le sunt strigate numele. Emotiile li se citesc in fiecare pas pe care il fac de la locul lor catre directoarea care le inmaneaza premiul petrecand cu fiecare cel putin un minut timp in care se mira, lauda, vorbeste incurajeaza. Urmeza premiul pentru clasa cu cea mai buna prezenta. Seamana cu un trofeu. Introducerea sa in regia evenimentului este foarte bine punctata. Directoarea il tine in mana ca pe ceva de mare pret. Si chiar verbalizeaza acest lucru. „Timpul vostru e pretios, dragi copii, timpul pe care il acordati invataturii este si mai pretios si trebuie rasplatit cu un trofeu pe masura.” Copiii de clasa I se aud strigati. Izbucnesc intr-un chiot de bucurie. Dureaza nici mai mult nici mai putin de 4 secunde. Linistea perfecta se lasa imediat ce directoarea isi pune degetul in semnul tacerii in dreptul buzelor. Urmeaza sa fie nominalizata grupa care a castigat cele mai multe puncte pentru efortul facut in saptamana asta. Este echipa rosie. Copiii din aceasta echipa vor avea timp de joaca suplimentar pe parcursul saptamanii viitoare. Cei mici urmeaza sa plece. Iar ceremonia continua cu premierea celor mari. Pianul cel nou isi felicita colegii de scoala cum stie el mai bine. Vocile cristaline ale copiilor de la clasele mai mari ii insotesc pe elevii cei mici si fericiti catre clase. In cea mai mare liniste, uneori imitand soldatei sau balerine, alteori find atentionati discret de asistente, copiii isi pastreaza cat pot de bine pozitia eleganta in timpul mersului. Iesirea din ceremonie trebuie sa fie la fel de somptuoasa ca ceremonia insasi. In acest spatiu al salii mari unde se desfasoara atat de multe si variate activitati, mi-am dat seama ca nimic nu poate echivala seriozitatea si sinceritatea copiilor ghidati corect si constant de catre toti adultii din jurul lor.

 

 

Era o fetita in Japonia care a vrut sa faca 1000 de cocori de hartie. Ma inspira povestea ei. O sa depun si eu 1000 de cv-uri pe la scolile din Anglia… E mai usor decat sa faci un cocor de hartie.

http://www.istorie-pe-scurt.ro/povestea-celor-1000-de-cocori-de-la-hiroshima/

26.ianuarie.2015

Exista o intreaga teorie a faptelor bune. De ce facem fapte bune? Oare chiar ne trebuie un motiv? Pai prin asta se definesc oamenii buni… prin faptele lor….bune. Caci nu fac fapte bune pentru ca MERITA sau NU MERITA un om. Cine sunt eu sa judec asta? Le fac pentru ca POT sau NU POT. Ce-ar fi sa ne faca si noua Domnul binele dupa MERITUL nostru….. Bine ca ni-l face dupa masura Milei Sale…. si nu dupa meritele noastre….

Putinta de a face fapte bune e si asta insa cu masura. Masura iubirii de oameni si de Dumnezeu.

 

30.ianuarie.2015

Inca o saptamana la scoala aceasta si doua interviuri la alte doua scoli pentru job permanent. Diferenta este la… bani. Lucrul prin agentie este adesea platit cu mai putin decat cel permanent.

 

01.februarie.2015

„I’ve seen too much religion in the eyes of too many murderers. Holiness is in right actions and courage to help those who can not defend themselves and in goodness.What you decide to do every day would make you a good man or not.” Un film superb – Kingdom of Heaven

 

07.februarie.2015

Aveam de mers la doua interviuri saptamana trecuta. Ambele la „particulari”. O scoala particulara in Blackburn – interviul acela s-a anulat printr-un e-mail plin de respect. La fiecare aplicatie am de completat un formular specific. Imi ia in jur de o ora sa o fac. Cand am primit e-mailul cu pricina am simtit cum mi-a mai fugit o ora din viata…. Cel de-al doilea interviu era la o gradinita, pe un post de profesor educator. L-am programat marti. De unde eram, in Wigan, am facut doua ore si jumatate cu autobuzul si trenul pana la locul faptei, in Urmston. Norocul meu a fost vremea buna. Un soare stralucitor, primavaratic…. ma facea sa cred ca voi reusi. Am ajuns tarziu dar copiii si personalul stau in gradinita pana la ora 6. De cum am intrat, cateva zeci de gagalici ies la auzul clinchetului de la poarta securizata, de dupa jucarii, de prin castele in miniatura, cu ciocolata intinsa pe toata fata si manutele lipicioase, sa vada cine a venit. Poate e mami… sau poate e tati. Nu sunt dezamagiti ci foarte curiosi. Aratarea cea noua e demna de atentia lor. Cam un minut, dupa care fiecare isi reia jocul aparent aleatoriu. Urc o scara la etaj si observ gospodarirea spatiului intesat de jucarii, dosare, fier de calcat si uscator de rufe cu pantalonasi si fustite in miniatura atranand la aerul cald al caloriferului. Ma asez pe singurul scaun gol din incapere si ma trezesc cu un formular de completat in fata. Pai… am mai completat unul pe internet. Acesta e altul mi se spune razand. Si mi se da si un pix. Ma asez la treaba constiincioasa. In 30 de minute totul e gata si sunt introdusa la interviu. Ma simt in largul meu pentru ca nu mai e nimeni programat si nu am emotii. Cea care pune intrebarile e foarte tanara si are multe ticuri destul de suparatoare. Incerc sa le ignor dar din cand in cand ma bufneste rasul. Ma abtin si continui sa raspund la intrebari. Toate intrebarile vizeaza aspecte ale meseriei pe care o fac de ani de zile si stiu ce raspunsuri asteapta de la mine. Mi se explica pe scurt conditiile de munca. Programul gradinitei este de dimineata de la 7 pana seara la 7, se lucreaza in ture, 40 de ore pe saptamana. Uneori se poate ramane si mai mult in gradinita, nu se plateste overtime dar se dau ore libere in saptamana urmatoare. Sunt intrebata daca in cazuri de exceptie sunt dispusa sa fac si munca asistentei de educatoare – adica daca ma deranjeqaza ca va trebui sa schimb copiii de pampers, sa fac curatenie, sa le dau sa manance, sa le administrez medicatia daca e nevoie, etc… Evident ca zic ca e ok, am facut chestia asta cu ai mei, nu-i o problema. Sunt foarte incantate de ce am de oferit si cea care tine interviul si cealalalta care ma primise – sunt de treaba – puse pe treaba. Mi se spune ca urmeaza un al doilea interviu si sunt trimisa acasa.
Emotii mari in asteptarea raspunsului. Planuri de cariera, siguranta unui loc de munca chiar daca programul nu e foarte avantajos, distanta e cam de o ora si jumatate cu autobuzul…. mi se invart toate in cap cu repeziciune. Raspunsul si oferta de job vin peste doua zile. Mi se ofera un contract pe trei luni ca asistenta de educatoare, 40 de ore pe saptamana si 7 lire jumatate pe ora. Refuz si eu politicos. Ar insemna un salariu de 300 de lire pe saptamana la 55 de ore din viata (cu tot cu drum) La agentie lucrez cu 10 lire pe ora sau mai mult. Am o strangere de inima insa in acelasi timp ma bucur. A venit si momentul cand pot sa refuz un job sub calificarea pe care o am.

 

9.februarie.2015

Am mai invatat ceva nou. Stiam si faceam inca de acum 10 ani exercitiul cu imitarea scrierii literelor si a cifrelor pe spatele copiilor pentru a-i ajuta sa memoreze si interiorizeze forma acestora. Azi insa am vazut o demonstratie a unei povestiri tradusa prin miscari de masaj. Toti copiii au participat. Gesturile i-au ajutat sa inteleaga secventele logice ale povestirii, sa se concentreze, sa memoreze expresii si sa isi imbogateasca vocabularul. De doua saptamani se discuta despre adjective, substantive, verbe in toate modurile posibile, cu adresabilitate catre toate tipurile de inteligenta si catre fiecare grup de abilitati (copiii au 5-6 ani). Povestea citita acum o saptamana si dezvoltata in toate orele a fost Omiduta mancacioasa. Azi s-a vorbit despre verb si ca exercitiu de relaxare s-a spus povestea insotita de masaj.

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Juin 30 2017

Un paysan a été tué par les gendarmes

Par admin le 30 juin 2017

24 juin 2017 / Marie Astier (Reporterre)

Jérôme Laronze a été abattu il y a un mois de trois balles tirées par un gendarme. Cet agriculteur de 36 ans était en fuite après un contrôle de l’administration dans sa ferme de Trivy, en Saône-et-Loire. Ses proches se battent pour que justice soit faite dans cette affaire où erreurs de la gendarmerie et de l’administration pourraient se cumuler.

Six coups de feu, dont trois qui l’ont atteint. Jérôme Laronze, agriculteur de 36 ans, est mort le samedi 20 mai 2017, sur un chemin de Sailly, en Saône-et-Loire, tué par les balles d’un gendarme. Il était au volant de sa voiture, aurait foncé sur les deux agents qui s’approchaient, et qui ont tiré. L’auteur des coups de feu mortels est mis en cause dans une information judiciaire pour «   violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner   » , suivie au tribunal de Chalon-sur-Saône.

Une issue dramatique, après une traque de neuf jours dans les collines bocagères de la campagne charolaise. Le paysan était recherché depuis le jeudi 11 mai, date à laquelle des agents de l’administration étaient venus contrôler sa ferme, accompagnés de plusieurs gendarmes. Jérôme Laronze les aurait alors menacé avec son tracteur, avant de s’enfuir.

La Direction départementale de la protection des populations ( DDPP ), qui menait les contrôles, et les gendarmes le considéraient donc comme dangereux. La famille et les proches de Jérôme Laronze, eux, le décrivent comme quelqu’un d’engagé, de brillant, qui défendait ses idées, mais par les mots. Jamais par la violence.

«   Un grand gaillard jovial, gentil, disponible   »

«   Aucune situation d’irrégularité administrative en agriculture ne peut justifier qu’un paysan soit abattu comme un criminel   », s’indignait l’appel pour la veillée qui a eu lieu le mardi 20 juin, un mois après la mort de Jérôme. Le mot d’ordre, ce soir-là : «   Mémoire et justice pour Jérôme   », inscrit en larges lettres sur une banderole autour de laquelle environ 300 personnes se sont rassemblées. Le lieu de rendez-vous était symbolique, fixé au square de la Paix, à Mâcon, non loin du palais de justice.

L’événement était organisé à l’appel de la famille, de la Confédération paysanne — le syndicat auquel Jérôme adhérait —, et des antennes locales d’associations comme la Ligue des droits de l’homme ( LDH ), Alternatiba, Attac, etc. Dans l’assemblée, beaucoup de paysans, d’adhérents de ces organisations, et aussi des proches, des voisins, des amis. Par exemple, Frédéric : «   On a été à l’école ensemble, a-t-il raconté. Après mon divorce, il m’a beaucoup aidé, moralement et financièrement. Il avait le cœur sur la main.   » Ou encore Antoine, qui venait tous les mardis en tant qu’ouvrier agricole travailler à la ferme. Les larmes aux yeux, le jeune homme s’est rappelé les journées passées en compagnie du paysan : «   Il m’a appris tellement de choses. La politique, le savoir-vivre. Il savait parler de tous les sujets. Le mardi, c’était la journée d’éveil…   » Chantal et Jean-Claude, eux, avaient rencontré Jérôme Laronze à la fête de la Confédération paysanne locale, en août 2015. «   Il avait cuisiné une blanquette délicieuse pour 200 personnes. C’était un grand gaillard jovial, gentil, disponible.   » «   Quels qu’aient pu être ses démêlés administratifs, le dénouement est inadmissible, a ajouté Guy, qui s’était joint à la discussion. Il a été abattu comme un chien.   »

Un demi-cercle s’est formé autour de la banderole et du micro. L’une des sœurs de Jérôme, Marie-Pierre Laronze, a commencé. «   Jérôme était une personne harcelée   » , a-t-elle expliqué, reprenant une longue lettre envoyée par son frère à la DDPP l’année passée, décrivant une série de contrôles menés «   dans des conditions traumatisantes et indignes   » , selon les mots de l’agriculteur.

Mardi 20 juin, lors de la veillée pour Jérôme Laronze, à Mâcon.

«   Cela fait un mois que quelque chose s’est passé, qui n’aurait jamais dû arriver   », a repris ensuite Laurent Pinatel, porte-parole national de la Confédération paysanne, dénonçant l’immense pression subie par les agriculteurs lors des contrôles. «   Il y a des gens qui sont venus avec un fusil-mitrailleur dans une ferme pour voir si des vaches avaient bien une boucle à l’oreille. (…) Une espèce de chape de plomb est en train de s’installer tranquillement sur cette affaire. Il faut se mobiliser pour que justice soit faite.   » Christian Celdran, président de la LDH de Chalon-sur-Saône, s’est interrogé : «   Une enquête menée par les gendarmes sur les gendarmes peut-elle vraiment faire toute la lumière   ?   »

«   La façon dont cela s’est terminé, ce n’est pas passé   »

Si les médias nationaux en ont peu parlé, dans le coin, l’affaire a beaucoup secoué. Dans le village de Trivy (Saône-et-Loire), où vivait Jérôme Laronze, la chaleur écrasante de cette journée de rassemblement a imposé un calme qui n’était qu’apparent. Un peu au-dessus du bourg, un plan d’eau bordé de fleurs précède la grande maison familiale aux volets bleus, désormais fermés. Personne ne circule dans les imposants bâtiments agricoles, mais la bordure de pierres calcaires du potager semble avoir été refaite récemment. Des outils sont posés là. Les vaches pâturent.

La ferme familiale de Jérôme Laronze.

Une voisine refuse de parler. Le maire, lui, hésite. «   On savait qu’il y avait un problème agricole dans cette ferme, mais la façon dont ça s’est terminé, ça, ce n’est pas passé   », lâche l’élu, Bernard Seigle-Vatte, depuis son bureau en face de l’école communale. À moins d’un kilomètre de la mairie, en bas de la côte, le tenancier du Restaurant du midi montre immédiatement une lettre manuscrite, écrite après la mort de Jérôme. Bernard Descaillot connaissait l’éleveur depuis tout petit. «   Pendant la traque, on ne parlait que de ça, il y avait des flics partout, on avait l’impression qu’ils cherchaient Mesrine   », raconte le restaurateur. Qui a gardé tous les exemplaires du Journal de Saône-et-Loire parlant de l’affaire. Son fils Sébastien : «   Regardez la photo du chemin où il a été abattu, il y avait largement la place à côté de la voiture, il n’y avait pas de risque pour les gendarmes.   »

Bernard Descaillot et son fils Sébastien.

En effet. L’enquête préliminaire a exclu la légitime défense pour les deux gendarmes présents ce jour-là. La famille, qui s’est rendue à la gendarmerie locale le soir même, s’interroge. Ce samedi après-midi fatidique, «   quand les gendarmes l’ont trouvé, il semble qu’il était assoupi dans sa voiture. A-t-il eu vraiment le temps de la démarrer   ?   » se demande Marie-Noëlle, une de ses sœurs. Par ailleurs, pendant les neuf jours où il était recherché, «   il est revenu plusieurs fois chez lui   », assure-t-elle. Pourquoi les gendarmes n’ont-ils pas réussi à l’intercepter à ces occasions   ? Pourquoi ne surveillaient-ils pas mieux la ferme   ?

Autre partie essentielle de l’enquête, celle concernant les contrôles réalisés par la DDPP . Ils avaient commencé en 2010, a expliqué sa famille dans un long message sur la page Facebook qu’elle a créée, «   Justice pour Jérôme   » . Il avait environ une centaine de bovins, pour une centaine d’hectares, en bio. Il lui était essentiellement reproché de ne pas être à jour dans le suivi de ses vaches, qui doivent toutes être identifiées dès leur naissance, ou de ne pas respecter les «   contraintes vétérinaires   », affirme encore ce texte. «   Puis plus rien jusqu’en 2014, où les contrôles ont repris   », poursuit-il. Pourquoi à ce moment-là   ? Ses sœurs rappellent que c’est le moment où Jérôme a adhéré à la Confédération paysanne, syndicat critiquant fortement le système agricole actuel. «   Son engagement et sa liberté de ton pouvaient déranger   », estime encore leur message sur Facebook.

Autres informations délivrées : depuis 2015, Jérôme n’avait plus le droit de vendre ses bêtes, et il avait reçu cette même année une condamnation pénale — dont on ne connaît pas la teneur — à la suite d’une action de la DDPP pour opposition à contrôle et maltraitance animale. Par ailleurs, il fustigeait «   ces réglementations à foison [qui] pénalisent les plus faibles sans véritablement empêcher les scandales sanitaires et apporter au consommateur final les garanties espérées   » .

Les trois sœurs et les nièces et neveux de Jérôme Laronze, mardi 20 juin, à Mâcon.

L’éleveur avait peu partagé ses problèmes. Et surtout pas avec ses collègues de la Confédération paysanne, qui en ont eu connaissance tardivement. Ce n’est qu’en juin 2016, à la suite d’un contrôle s’étant mal passé — quelques bovins effrayés par les contrôleurs se seraient précipités dans un ruisseau et en seraient morts —, qu’ils ont été mis au courant. Lors de la visite suivante de la DDPP , Jérôme n’était pas seul, car accompagné d’une de ses sœurs et de trois personnes de la Confédération paysanne. «   Ce jour-là, on a presque tout remis à plat   », se rappelle Agnès Vaillant, animatrice de la Confédération paysanne 71. «   Il n’y avait que deux gendarmes, il sont partis avant la fin du contrôle parce que ça se passait bien   », ajoute Marc Grozellier, l’un des syndicalistes présents.

«   Il avait besoin de soins, et l’administration le savait   »

Mais les tracasseries administratives n’étaient pas terminées pour autant. Les papiers permettant de reprendre les ventes de bovins ont mis des mois à arriver. Jérôme a continué de perdre pied, comme en témoigne une longue lettre envoyée début mai au Journal de Saône-et-Loire , qui en a publié des extraits. Il y écrit avoir alors pensé au suicide : «   Muni d’une corde et d’un tabouret, je me mis en route en direction de la résidence de l’agent de la DDPP .   » Et encore : «   Moi l’Al Capone de l’élevage qui nécessite d’être mis sous le joug de huit gens en armes, moi le faussaire qui doit prouver ses déclarations par des tests ADN .   »

Un désarroi identique à celui de nombreux agriculteurs, souligne d’ailleurs la Confédération paysanne dans un communiqué annonçant la mort tragique : «   Nous mettons ici en question, l’absence de prise en compte de la détresse des hommes, souvent seuls dans leur ferme, confrontés à l’humiliation d’un contrôle qui peut parfois faire agir les paysans au-delà de la raison.   »

Dans le cas de Jérôme Laronze, «   il avait besoin de soins, et je suis en colère parce que l’administration le savait   », dit Marc Grozellier. «   On avait aussi alerté le maire de Trivy, la gendarmerie de Cluny   », rappelle sa sœur Marie-Noëlle Laronze. Pourquoi la famille et la Confédération paysanne n’ont-elles pas été sollicitées pour le contrôle du 11 mai 2017   ? Seul Bernard Taton, agriculteur adhérent du syndicat, a eu un appel la veille. «   Mais je partais à un enterrement, je n’ai pas compris, d’après ce qu’on m’a dit, que c’était pour le lendemain   !   »

Mardi 20 juin, lors de la veillée pour Jérôme Laronze, à Mâcon.

Ce jour-là, les inspecteurs de la DDPP sont arrivés accompagnés de gendarmes. Combien   ? On ne le sait pas encore exactement, probablement une dizaine. «   Ils étaient d’une brigade spéciale, le peloton de surveillance et d’intervention   », croit savoir sa sœur Marie-Noëlle. «   Ils venaient faire l’inventaire des bovins afin de saisir le troupeau quelques jours plus tard   », révèle-t-elle. Quand la tension est-elle montée   ? Pourquoi a-t-il fui   ? L’enquête est en cours. Pour la famille, il n’y a pas de doute, il y a à la fois eu bavure de la gendarmerie, et erreur de la DDPP de Saône-et-Loire. Cette dernière n’a d’ailleurs pas pipé mot depuis la mort de Jérôme Laronze.

Afin de pouvoir suivre l’enquête de près, et demander si nécessaire des investigations complémentaires, la famille de Jérôme et la Confédération paysanne ont décidé de se porter partie civile. Mardi soir, à la fin de la veillée, les personnes présentes avaient dessiné en lettres de lumière le prénom de Jérôme. Et elles se promettaient de revenir, en ce square de la Paix, à Mâcon, tous les 20 de chaque mois.

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Avr 07 2017

Notre action au Burkina Faso

Par alain vialette le 7 avril 2017

Solidarité Burkina Faso

 

Depuis 2011, la Liaison des retraité(e)s SUD-Rail finance par les dons de ses adhérents un projet de construction de 3 classes en dur au Burkina Faso dans un village perdu (Koaré) à plus de 200 kms de la capitale Ouagadougou. Ce pays est un des plus pauvres de la planète et les problèmes de santé, d’accès à l’eau et d’éducation sont importants. Le fort taux de natalité, l’augmentation de la  scolarisation des filles font que les besoins en classes, en enseignants sont énormes et comme en France, les politiques ont toujours été plus préoccupés par leur enrichissement ou celui d’une minorité que par l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de la population.

Nous avons depuis l’initiation de cette action construit deux classes, la seconde venant d’être inaugurée en février 2017 en présence d’une délégation de retraités de notre fédération. Cette réussite, une goutte d’eau dans un océan de besoins, est une réalisation concrète de ce que tous ensemble nous sommes capables de réaliser en Solidarité avec un pays pauvre. Solidarité Internationale mais aussi dans notre pays pour des personnes dans le besoin, dans le malheur ou en attente d’un travail, d’un logement ou de papiers, telle est notre devise !

IMG_1022 Dans notre quête aux dons, le Syndicat régional de Paris St Lazare est un exemple :

D’autres syndicats versent sur des principes différents, certains ne le font pas et enfin quelques uns sont contre ce projet, c’est leur choix !

Le coût d’une classe est d’environ 9000€ auxquels il faut ajouter 1500€ d’équipement en tables/ bancs, bureau, armoires et fournitures scolaires.

Chaque euro versé est scrupuleusement reversé là-bas pour l’achat des matériaux, pour la main d’œuvre et le transport.

Chaque voyageur se rendant au Burkina pour une visite de l’école, une inauguration finance son voyage et tous les frais relatif à celui-ci.

Sans la participation active du Syndicat de Paris St Lazare, nous n’en serions pas encore à ce stade d’avancement. Ce financement ne concerne pas uniquement les retraité(e)s, les actifs peuvent aussi y participer à titre individuel

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La 3 ème classe, c’est pour bientôt ! Vous pouvez y participer en faisant un chèque, au dos Solidarité Burkina à l’ordre de l’UFR SUD-Rail, adressé à la Fédération SUD-Rail , Liaisons Retraités , 17 Boulevard de la Libération, 93200 ST DENIS.

 

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Avr 05 2017

DES TRAINS DE FRET…ICI ET MAINTENANT !

Par admin le 5 avril 2017

 

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Nous étions près de 400 militant-e-s de SUD-Rail réunis le mardi 4 avril dernier à Ambérieu, dans l’Ain. Le choix de ce site était judicieux, car c’est un carrefour ferroviaire de premier ordre, à la jonction des lignes venant du Nord (Paris, Dijon…), allant vers le sud (Lyon, la Méditerranée), ainsi que sur les Alpes, la Suisse et surtout l’Italie. C’est l’axe fret par excellence sur le trajet Lyon-Turin, et de ce fait, il a été très tôt équipé d’un grand triage et d’un dépôt. Mais voilà, c’était avant, avant le libéralisme, les cars Macron, la dérèglementation des transports ; et donc le dépôt est un champ de ruines, le triage fonctionne au ralenti, servant uniquement de relais pour un maigre trafic fret où les privés ont pris le dessus sur l’opérateur historique, et les trois lignes qui se rejoignent, quoi que remarquablement équipées (électrification, garages actifs, installations de contre-sens, bloc automatique) sont hélas très loin d’être saturées. A preuve, lors des différentes interventions, et alors que nous étions à quelque mètres des voies principales, la voix des orateurs n’a été perturbée par aucun passage de trains de fret. On ne peut pas en dire autant du trafic incessant des camions sur les autoroutes environnantes. Seul le trafic TER apporte encore un peu d’animation en gare.

C’est pourquoi il y a urgence à agir pour remettre les trains de marchandises sur les rails sous-utilisés, et ce pour des impératifs économiques, sociaux, écologiques, sans oublier la sécurité que seul le rail peut offrir pleinement. Et ce sans attendre, ni même souhaiter, la réalisation de projets pharaoniques tels le tunnel de base Lyon-Turin, qui ne bénéficierait qu’aux actionnaires privés, pour un coût financier et écologique démesuré et qui ne serait supporté que par les citoyens. Le trafic existe, les installations aussi, alors, où est le problème, sinon le diktat des choix économiques et politiques uniquement guidés par le lobby routier. Des trains sur des rails, ici et maintenant, c’est possible, et c’est nécessaire! C’est ce que nous sommes venus crier avec force et conviction. Merci aux orateurs, tant syndicaux que politiques, merci aux organisateurs de cette journée qui redonne le moral, et un coup de chapeau à Daniel Ibanez, président de l’association contre le tunnel de base du Lyon-Turin, pour son érudition ferroviaire et ses propos lucides et pertinents.

 

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Mar 20 2017

SOLIDARITE AVEC LE BURKINA

Par alain vialette le 20 mars 2017

 

Inauguration de la deuxième Classe de Koaré

 

Le 04 février 2017 une délégation du syndicat SUD-Rail et de retraités dona-teurs pour la réalisation et construction de 3 classes d’enseignement primaire dans le secteur de Fada-N’gourma a été tout d’abord reçue par le chef du village puis par les autorités régionales du Burki-na Faso. Après les hommages et les sa-lutations de Monsieur le Maire de Fada-

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N’Gourma, Monsieur Jean Claude Loari, et celles de Monsieur le Député Idani-Omar, ceux-ci ont respectivement remercié l’ensemble de notre délégation et par de-là même l’action du Syndicat SUD-Rail et ses donateurs pour la réalisation et la construction de 3 classes à Kouaré ou Koaré (les deux se disent).

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La classe avant notre financement

 

Nous avons donc  inauguré la deuxième phase du projet de construction de cette école primaire avec la présence de Monsieur le Directeur de cette même école Théophile Coulidiati. Lors des différents discours Monsieur le Maire de Fada-N’Gourma a insisté sur le fait de la nécessité de construction d’un collège de proximité, argumentant notamment certaines difficultés pour

les filles de poursuivre leur enseignement après le primaire.

Monsieur le Maire dans son discours et face à la population du village annonce officiellement pour fin 2017 la construction d’un Lycée à Koaré ! Le financement sera donc réalisé par la région de Fada N’Gourma. Par la suite le représentant de la délégation SUD-Rail dans son discours a souligné également l’importance des relais locaux au Burkina Faso, qui constituent dans le projet global l’interface nécessaire à notre action de solidarité au Burkina Faso dans son ensemble. Notre représentant pour cela a remercié les personnes locales,  Philippe Ilboudo et son épouse Elise, tous les deux à l’origine du projet de construction de cette école primaire à Koaré et sans qui la réalisation aurait été difficile.

 

Cette construction de trois classes à Kouaré est aussi complétée par l’équipement de matériel de classe (bureaux, armoires, tableaux, tables banc pour les élèves) et une réserve de financement est déjà en place pour le dernier tiers du projet (la 3 ème classe) qui reste à réaliser. Nous ne devons pas passer sous silence l’importance du Chef coutumier du village de Kouaré. Ce personnage est en effet la plus haute autorité du village et de ses alentours. Cette « chefferie » traditionnelle est très respectée par la population et les politiques. En effet, cette personnalité joue un immense rôle dans les médiations à tous les niveaux de la région et de la vie dans son ensemble pour toutes les ethnies du Burkina-Faso. Ce Chef dans cette région devant lequel tout le monde se prosterne nous remerciera par des offrandes (6 volailles) ce qui constitue un énorme sacrifice pour le village!

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  Pour que cela change et grâce à l’enseignement, donne-moi envie de me battre !

 

Le 06 février 2017, notre délégation retournera dans le village de Kouaré, pour cette fois ci offrir à la population et à son école primaire,des médicaments, stylos, cahiers, dictionnaires ballon de foot, vêtements.

Burkina 2017 (45)

Lors de cette visite nous apprendrons que l’école que nous finançons comporte 190 élèves en primaire et 9 enseignants et que les rythmes de travail sont: les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 7h30 à midi et de 14 h à 16h. Pour le me